bear mccreary - baltar's dream
(3min)
Précepte Bene Gesserit
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison des Atréides ~
"Après avoir complètement détruit les douze colonies de Kobol, leurs créateurs, les Cylons, puissant robots, règnent désormais en maîtres. A bord du dernier vaisseau de guerre, le Galactica, et de toute une flotte civile démunie, des humains tentent de survivre en entreprenant le voyage de la dernière chance : trouver une légendaire planète appelée la Terre."
désormais, l'humanité connaît le véritable sens du mot "sacrifice"
première singularité de la série: les décors (soignés et stylés) sont proches de notre univers, de la vision que l'on se fait de notre avenir. les costumes des personnages, les gratte-ciels dans les cités coloniales, les grades militaires... ainsi même que les dieux de Kobol, puisqu'ils ne sont autres que les dieux de la mythologie grecque.
seconde singularité de la série: elle est tournée intégralement caméra à l'épaule, même dans le cas des séquences spatiales. en plus de cela, il y a l'utilisation du gros plan pour les scènes consacrées aux relations entre personnages, et le zoom durant les batailles spatiales. cette méthode contribue totalement à nous plonger dans la réalité de la série. on se rapproche des personnages, on partage leurs émotions ou leurs souffrances. cela est également valable dans le rapport avec l'autre, le cylon, comme l'humain survivant. le cylon, la machine qui a su évoluée, parvient à nous troubler à telle point qu'on n'en vient à souhaiter son existence. jamais une série, tous genres confondus, n'avait atteint un tel degrés d'immersion. le réalisme est complètement en conflit avec l'idée que nous nous faisons de la sf.
Il est facile d'associer leur civilisation et la notre. Que se passerait-il si nous n'étions plus qu'une poignée, luttant pour survivre face à un ennemi inconnu? lorsque les douze colonies de Kobol sont attaquées, cela nous rappelle que notre civilisation entière peut ainsi disparaître, que le confort et la sécurité dans lesquels nous vivons sont toujours relatifs. et comble d'ironie, l'espoir entretenu par la série nous rappelle que même au bord du gouffre, l'humanité ne doit jamais laisser tomber, comme si elle nous procurait une leçon pour un possible avenir apocalyptique.
l'apocalypse signifie le changement de tous les repères. la musique est un des nouveaux repères. lorsque tonnent les tambours tribaux, c'est la guerre. l'humanité est revenue à des temps barbares où la survie seule a un sens. avec la guerre, vient l'héroïsme. les hymnes celtiques, témoins d'une richesse culturelle propre aux douze colonies, symbolise le courage des hommes se battant pour la liberté de leur peuple. lorsque la guerre se prépare, ce sont les chants et les hymnes qui interviennent, comme s'il se levait sur les rescapés de l'humanité une aube rouge sang. lorsqu'il vient le drame humain (les sentiments, la frustration, la mort, le sacrifice, l'espérance, le destin) ce sont de longues et magnifiques musiques classiques, comme si à ce moment là, on ressentait toute la nostalgie de la vie sur les douze colonies, comme si on regrettait des temps maintenant révolus. et lorsque enfin, ces différents styles se rassemblent en quelques symphonies, on atteint un degrés d'émotion... magique.
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