| clopoяtes! | utopie n°7 : utopie des incas

| clopoяtes! | utopie n°7 : utopie des incas
"MOBILITE SOCIALE : Les Incas croyaient au déterminisme et aux castes. Chez eux, pas de problème d'orientation professionnelle : la profession était déterminée par la naissance. Les fils d'agriculteurs deviendraient obligatoirement agriculteurs, les fils de soldats, soldats. Pour éviter tout risque d'erreur, la caste était d'emblée inscrite dans le corps des enfants. Pour cela les Incas plaçaient les tête à la fontanelle molle propre aux nouveaux-nés dans des étaux spéciaux en bois qui modelaient leurs crânes. Ces étaux plats donnaient ainsi la forme désirée aux têtes des enfants : carrées pour ceux de roi, par exemple. L'opération n'était pas douloureuse, pas plus en tout cas que celle qui consiste à faire porter un appareil dentaire pour obliger les dents à pousser dans un certain sens. Les crânes mous se solidifiaient dans le moule en bois. Ainsi, même nus et abandonnés, les fils de rois restaient rois, reconnaissables par tous puisqu'ils étaient seuls à pouvoir porter les couronnes, elles-mêmes de forme carrée. Quand aux crânes des enfants de soldats, ils étaient moulés de façon à prendre une forme triangulaire. Pour les fils de paysans, c'était une forme pointue.
La société inca était ainsi rendue immuable. Aucun risque de mobilité sociale, pas la moindre menace d'ambition personnelle, chacun portait imprimés à vie, sur son crâne, son rang social et sa fonction professionnelle."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 06:10
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 14:14

| la vaChe (ki) rit | énigmes dans l'obscurité

| la vaChe (ki) rit | énigmes dans l'obscurité
"Qu'est-ce qui a des raciηes que persoηηe ηe voit,
Q
ui est plus graηd que les arbres,
Qui monte, qui monte,
Et
pourtaηt ηe pousse jamais?"

"Treηte cЂevaux blaηcs sur uηe colliηe rouge;
D'a
bord ils maЂhôηnent,
Pui
s ils tapeηt du pied,
suite ils resteηt immobiles."

"Saηs voix, il crie;
Sa
ηs aîles, il voltige;
Sa
ηs deηts, il mord;
Sa
ηs boucЂe, il murmure."

"Uη oeil dans uη visage bleu
v
it oeil dans uη visage vert,
"C
et oeil-là ressemble à cet oeil-ci,
d
it le premier oeil,
Ma
is lieu bas,
Noη pas eη uη lieu Ђaut."

"On ηe peut la voir, on ηe peut la seηtir,
On
ηe peut l'eηteηdre, on ηe peut la respirer.
Elle s'éteηd derrière les étoiles et sous les colliηes,
E
lle remplit les trous vides.
Ell
e vieηt d'abord et suit après.
Elle termiηe la vie, tue le rire."

"Uηe boîte saηsarηière, saηs clef, saηs couvercle:
Po
urtaηt à l'iηtérieur est cacЂé uη trésor doré."

"Vivaηt saηs uη souffle,
Froid comme la mort,
J
amais assoiffé, toujours buvaηt,
En
cotte de maille, jamais cliquett."

"Sans-jambes repose sur e-jambe, deux-jambes s'assireηt sur trois-jambes, quatre-jambes eη eut peu."

"Cette ose toutes cЂoses dévore:
Oiseaux, bêtes, arbres, fleurs;
El
le roηge le fer, mord l'acier;
Réduit les dures pierres eη poudre;
Met à mort les rois, détruit les cités
Et rabat les Ђautes moηtagnes."


~ J.R.R. Tolkien, Bilbo le Hobbit ~

µrochąiŋ ąrrêT: pourquoi la vache qui rit ?

la chroniQue 'la vaChe (ki) rit'

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 06:11
Modifié le vendredi 15 février 2008 06:47

| terяes de couleurs | koudougou, burkina faso

| terяes de couleurs | koudougou, burkina faso

waste
(9min)

Les pluies de l'hivernage. Celles que l'on appelle, que l'on attend et pour lesquelles, souvent, on prie. Elles portent les noms d'espoir et de nécessité. Espoir de les voir assombrir assez tôt le ciel de Koudougou. Espoir qu'elles soient à la hauteur de leur tâche, ni trop discrètes, ni trop présentes. Et nécessité, aussi. Sans pluies, pas de cultures. Sans cultures, pas de nourriture. C'est la formule toute simple qui définit la vie à Koudougou.

Les pluies frémissent dès le mois d'Avril, puis se déchaînent de Juillet à Septembre, parfois jusqu'au mois d'Octobre. Elles sont capricieuses, savent se faire désirer puis s'abattent avec violence sur le sol vite saturé par tant d'hommages. A chaque fois, c'est le même scénario. L'horizon s'éteint peu à peu ; le vert tendre des pousses de mil se fond dans des nuances de violet, de pourpre et de gris profond. Pluie_1 Quelques éclairs silencieux annoncent, au loin, l'imminence du déluge. Brutal, le vent se lève, rafales assourdissantes balayant les cours exposées. Koudougou se hâte : on ramasse le linge, on protège ce qui doit l'être, on rentre les ustensiles des cuisines, les nattes, les marchandises diverses. Et coudes au corps ou tête baissée sur un engin soudain plus rapide, on file vers un abris. La pluie est là, toute proche. Déjà les premières gouttes s'entrechoquent lourdement sur les tôles des toits, musique un peu inquiétante qui résonne dans une ville désertée. Et, bientôt, l'eau, terriblement puissante, envahit l'air et la terre. Chacun observe, se réjouit et attend patiemment la fin de l'annexion. A Koudougou, on ne lutte pas contre la pluie. Aux abords des goudrons, les caniveaux profonds remplissent leur office, absorbant le trop-plein que rejette la terre, mais les six mètres charrient parfois des rivières incongrues, qui gonflent brusquement pour disparaître dès que le soleil retrouve sa juste place. Et les quelques nuages paresseux qui ont manKdg1qué l'assaut et s'attardent encore au dessus de la ville n'inquiètent plus personne. Chacun reprend le cour de sa vie, l'esprit et le corps apaisé par un air neuf et presque trop frais.

par steph

µrochąiŋ ąrrêT: andalucia

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 06:12
Modifié le mardi 30 septembre 2008 11:49

| les enƒants du siècle | localisation : bodnath, kathmandou, népāl

| les enƒants du siècle | localisation : bodnath, kathmandou, népāl

"Disabled and Orphan Chidren Protection Center"

Cet etablissement a ete cree par Til Bahadur Karki il y a un peu plus d'un an.. Etant lui-meme handicapé, Til connait tres bien toutes les difficultes liees au handicap et a l'insertion des jeunes handicapes dans la societe nepalaise.. La plupart des enfants nes handicapes sont abandonnes (car ils deviennent une "charge" non desiree par les familles!) et donc livres a eux-meme.. La rue devient alors leur nouvelle demeure.. Ces enfants sont ensuite voues a la mendicite et parfois meme a la prostitution, ils sont tres souvent une cible facile pour d'autres enfants (des rues) et subissent de nombreuses maltraitances et humiliations..
Til a ete lui-meme mendiant durant plus de 15 ans.. Il a cree cet etablissement sans aucune aide exterieure, economisant chaque roupie donne par les touristes ou les habitants locaux.. Aujourd'hui, l'orphelinat accueille plus d'une 20aine d'enfants dont une grande majorite est scolarisee.. 6 adultes s'occupent des enfants en plein temps (de facon benevole).. La maison ou vivent actuellement les enfants ne possede pas de jardin et les enfants dorment souvent a trois voire quatre par lit! Til et ses "associes" cherchent donc maintenant une autre maison, plus grande et donc plus confortable pour les enfants.. Nous allons bien evidemment les accompagner dans cette nouvelle demarche et nous vous tiendrons informes des avancees de ce projet..


Ecole de Bodnath

Les resultats de cette premiere collecte (de materiel scolaire) sont plutot bons.. Ludo, Jean Yves et Priscilla (avec la precieuse aide de tous leurs amis et de toutes leurs connaissances) ont fait un travail formidable dans les ecoles francaises.. Nous avons pu recuperer plusieurs centaines de cahiers, de stylos, de crayons de couleur, de gommes, de sets de peinture, etc, etc.. Et ce, grace a vous tous!
J'attendais avec impatience les resultats de ce premier "test".. Et, comme ils sont bons, nous allons pouvoir aider un autre etablissement! Il s'agit d'une ecole destinee aux enfants de travailleurs (employes dans des fabriques de tapis tibetains).. C'est une ecole qui, la encore, ne recoit aucune aide exterieure, ni de la part du gouvernement nepalais, ni de la part d'une quelconque organisation occidentale (seuls quelques patrons de fabriques de tapis apportent parfois une aide financiere a cette ecole).. Nous sommes donc les premiers "occidentaux" a entrer en contact avec cet etablissement!


µrochąiŋ ąrrêT: enfants aux USA

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 06:12
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 12:12

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |

tan dun - tigre et dragon - farewell
(2min)

"VOYAGE VERS LA LUNE : Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter.
En Chine, au treizième siècle, sous le règne des empereurs de la dynastie Song, il se produisit un mouvement culturel visant à admirer la lune. Les plus grands poètes, les plus grands écrivains, les plus grands chanteurs n'avaient plus pour source d'inspiration que cette planète dans le ciel.
Un des empereurs Song, lui-même poète et écrivain, voulut en avoir le coeur net. Il admirait si fort la lune qu'il souhaita être le premier homme à y prendre pied.
Il demanda à ses savants de fabriquer une fusée. Les Chinois savaient déjà fort bien se servir de la poudre. Ils placèrent donc de volumineux pétards sous une petite cahute au centre de laquelle trônerait l'empereur Song.
Ils espéraient ainsi que la puissance de l'explosion projetterait le souverain jusqu'à la lune. Bien avant Neil Armstrong, bien avant Jules Verne, ces Chinois avaient fabriqué ainsi la première fusée interplanétaire. Mais les recherches préliminaires avaient dû être menées d'une façon trop sommaire : à peine les mèches des réacteurs allumés, ceux-ci se comportèrent exactement comme des feux d'artifice, c'est-à-dire qu'ils explosèrent.
Avec son véhicule, l'empereur Song fut pulvérisé parmi ces énormes gerbes colorées et incandescentes censées le propulser jusqu'à l'astre des nuits."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: la violence du "Che"

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 06:13
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 13:14