| l'objectiƒ |

Michael Mann.

Son cinéma à lui, c'est un cinéma d'action où les cascades sont toujours justifiées. Son cinéma à lui, c'est des histoires qui dépeignent la réalité du monde, amère, brutale, nostalgique. Son cinéma à lui, ce sont des dialogues qui se passent de commentaires, ce sont aussi de longues scènes où tout se joue dans les regards, et non par les mots. Dans son cinéma à lui, même les plus grands acteurs s'effacent devant ses exigences.


par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: acteurs secondaires du cinéma américain (2)

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:23
Modifié le lundi 11 février 2008 11:28

| la tête à toto |

| la tête à toto |

µarce qu'on est libre de nos choix
(2min)

"La justice peut être impartiale, mais la légalité est profondément personnelle."

Abulurd Harkonnen, Journaux privés.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La bataille de Corrin ~

Interdiction de fumer du cannabis, de marcher sur la pelouse, d'utiliser une oreillette au volant, de laisser les chiens faire leurs besoins sur le trottoir, de se rendre "coupable" d'obésité... Où s'arrête les notions de libre-arbitre et de responsabilité ? Libre-arbitre = faire ce qu'on veut, oui mais dans une société ? L'exemple de l'interdiction du tabac nous montre la mise en oeuvre d'une réflexion simple : ce qui n'est pas dangereux pour le plus grand nombre n'est pas interdit. Cela peut générer des lois de principe : non pas des lois officielles, inscrites sur un code ou sur un autre, mais des règles morales, comprises par les gens, et appliquées par eux : tout fumeur doit s'éloigner, au risque de subir la colère des autres.
Responsabilité ? On est responsable de sa propre vie, de son propre cheminement. Si les choix que l'on fait ont une incidence sur la sécurité du plus grand nombre, alors cette responsabilité peut être remise en question.
C'est ainsi une bonne façon de limiter l'ingérence du gouvernement dans nos vies.


par J.J.

« Gare à ces droits qui tuent la liberté !

En 2004, au lendemain du vote de la loi italienne qui bannit la fumée de la plupart des lieux fermés publics ou privés, « ouverts au public », Filippo Facci, journaliste du quotidien proberlusconien Il Foglio publiait Fumo negli occhi : le crocciate contro il tabacco e altri piaceri della vita (Poudre aux yeux : les croisades contre le tabac et les autres plaisirs de la vie), un violent réquisitoire contre la vogue des interdictions, leur base scientifique et leurs effets pervers. Extraits :
« Nous sommes convaincus que la campagne contre cette habitude [le tabagisme] en soi peu significative – pour les non-fumeurs – n'est que le début d'un mouvement qui annonce bien d'autres mesures et qui ne concerne pas que les fumeurs. De toute façon, les fumeurs finiront par s'éteindre d'eux-mêmes : la pipe, le cigare et la cigarette appartiennent à une autre époque, à une autre humanité ; le tabac deviendra plus rare ou émigrera vers le tiers-monde, comme toutes les arrières-gardes du Xxe siècle.
[...] Il est pratiquement certain que d'autres campagnes sont à nos portes : demandez à vos amis américains, britanniques ou canadiens quelle forme sinistre ont déjà prise les croisades contre l'obésité, les alcooliques et même contre les odeurs. Une liste encore ouverte, nous en avons bien peur...
[...] La société occidentale est devenue désormais un ensemble de minorités qui sont opprimées à tour de rôle par des majorités toujours nouvelles. C'est une multiplication des chartes et des droits du citoyen, du consommateur, de l'enfant, de l'élève, de la personne âgée, du malade, du piéton, de l'automobiliste, du touriste, du sportif, de l'handicapé, du militaire, du téléspectateur, de l'auditeur, du lecteur. Mais, à un moment, les droits finissent par se neutraliser les uns les autres dans un dédale de tribunaux, d'autorités, de cours et de défenseurs. Restent ainsi sur le carreau, frustrés et légitimes, les droits des jeunes et des personnes âgées, des chasseurs et des écolos, de ceux qui, pour leur sécurité, veulent pouvoir porter une arme et de ceux qui, au nom de la sécurité, exigent que les gens soient désarmés, des fumeurs et de ceux qui ne veulent pas de la fumée d'autrui. »


Courrier International, pour son édition du 27 mars-2 avril 2008, p.31

"Ce n'est pas toujours la même chose que d'être un homme bon et un bon citoyen."
Aristote de la Vieille Terre.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Corrino ~

µrochąiŋ ąrrêT: erreur de jugement ?

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:23
Modifié le samedi 03 mai 2008 14:00

| combałs | localisation : france, europe

| combałs | localisation : france, europe

"Les sans papiers victimes de l'idéologie
Centres de rétention indignes, rafles, culture de l'arbitraire : pour cette journaliste mexicaine, la France ne ressemble pas exactement à une « terre d'accueil ». Reportage.

David vient de passer dix-sept jours dans le centre du Mesnil-Amelot et il doit sa libération à une erreur de procédure. « Là-bas, on se sent comme des rats en cage, raconte t-il. On ne nous dit jamais rien sur notre situation, ils ne font que répéter qu'on va bientôt monter dans un avion et retourner dans notre pays. Ils nous parlent comme à des chiens et nous traitent comme des criminels. Et, quand on leur dit que notre seul tort, c'est de ne pas avoir de papiers, ils nous insultent. »
« Évidemment, David n'est pas son prénom. Il accepte seulement de me dire qu'il est originaire du Caucase. Il est arrivé en France en 2001, à 15 ans, avec ses parents et ses frères. La famille s'est installée à Nancy. Ils n'ont jamais réussi à régulariser leur situation. David a appris le métier de charpentier. Ses parents avaient un travail, ils payaient des impôts et avaient l'illusion de vivre presque normalement. Le rêve a pris fin en juin dernier. La famille a été expulsée. David a réussi a s'enfuir. Mais il sait qu'à tout moment, on peut venir l'arrêter. [...]
Il n'est pas rare que la police fasse irruption au domicile des sans-papiers ou dans les hôtels qui les accueillent pour arrêter des familles entières. Parfois, ils opèrent à l'aube ; d'autres fois, ils le font en plein jour et sans retenue, afin d'intimider les autres sans-papiers. Les pères de famille sont humiliés devant leurs enfants, les domiciles saccagés, les cris et les coups pleuvent et même les voisins sont menacés de représailles. Il y a évidemment de nombreuses arrestations sur le lieu de travail, mais aussi dans les restaurants, les cafés et les magasins fréquentés par les immigrés. La police a également recours à des méthodes plus sournoises : la préfecture convoque les sans-papiers pour « examiner » leur dossier de régularisation. Une fois sur place, ils sont immédiatement arrêtés par la police et conduits dans un centre de rétention.
Tous les jours, des patrouilles de police en uniforme ou des petits groupes d'agents en civil arpentent les couloirs du métro et les gares de grandes villes. La nuit, ils multiplient les coups de filet dans les quartiers populaires.
Et, comme si cela ne suffisait pas, les ONG affirment que les autorités demandent aux instituteurs, aux travailleurs sociaux, aux inspecteurs du travail et aux propriétaires de « signaler » les cas de sans-papiers qu'ils pourraient rencontrer. Depuis le 11 mars dernier, les employeurs sont d'ailleurs dans l'obligation de faire parvenir à la préfecture de leur département une copie des contrats de travail des étrangers qu'ils embauchent.
« Nous en arrivons à des situations extrêmes » dénonce Damien Nante, porte-parole du Comité intermouvements auprès des évacués (CIMADE). « Il y aurait entre 200 000 et 400 000 immigrés clandestins en France. Au dire des experts, ces trente dernières années, le flux migratoire s'est auto-régulé et la France ne court pas le moindre risque d' « invasion ». En outre, les entreprises disent avoir besoin de la main d'oeuvre immigrée, qui est indispensable dans certains secteurs de l'économie. Il faut être clair : cette exigence de 25 000 expulsions par an qui fait tant de ravages et crée un climat chaque jour plus malsain dans notre pays est purement idéologique. »


par Anne-Marie Mergier, pour l'hebdomadaire mexicain « Proceso », puis repris par Courrier International, pour son édition du 27 mars-2 avril 2008, p.8

"Toi qui connais les souffrances que nous endurons ici, ne nous oublie pas dans tes prières."
Inscription à l'entrée de l'aire d'atterissage d'Arrakeen (Archives historiques de Dar-es-Balat)
~ Frank Herbert, Les Hérétiques de Dune ~

µrochąiŋ ąrrêT: les mlabri

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:24
Modifié le lundi 25 août 2008 10:44

| chroniques de proximité | localisation : lyon

| chroniques de proximité | localisation : lyon

de loin
(6min)


Habitants des grandes villes, vous avez peut-être découvert au grès de vos pérégrinations des personnages insolites, bizarres, se comportant de manière peut-être énigmatique... C'est peut-être un homme qui insulte les pauvres innocents qui croisent son chemin, mais qui ne ferait pas de mal à une mouche, c'est peut-être l'homme qui vous interpelle de loin et vous pose, concentré, une question de philosophie, un pauvre hère que vous trouverez toujours au même endroit, dans le hall d'une gare, sur le quai d'un métro, faisant avec une parfaite régularité ce qu'il faisait la veille ; c'est peut-être aussi une femme qui s'habille de façon excentrique, recluse, hautaine, faisant toujours le même chemin de chez elle toute la journée. Car ce qui caractérise avant tous ces comportements, c'est la régularité avec laquelle ils font des choses, ils entretiennent ou tiennent à leurs habitudes fascinantes. Ces différents comportements ne sont peut-être pas si étonnants. Regardez le comportement de tout un chacun : nous faisons tous la même chose, et même en pire : nous faisons tous la tête lorsque nous prenons le métro, dans les files d'attente, dans la rue, à l'abri d'un bus. Jamais, il ne viendrait à l'esprit des gens de converser avec leur voisin, au moins pour tromper l'attente. C'est presque ue approche "inintéressante" !
Et maintenant regardez le comportement de ces individus, que j'appellerai affectueusement des "OVNIS sociaux", par leur simple caractère incongru. Ils n'ont pas peur de parler, d'insulter, de converser justement ; ils viennent vers vous naturellement. Ce qui leur vaut une exclusion de la vie sociale. On peut alors se demander : ces gens-là sont peut-être plus sociaux que nous, plus "intégrés" à la société. Ils pourraient même devenir un exemple et nous montrer que l'excentricité est à notre portée, que l'on peut parler dans un métro. Nous somme devenus tellement individualistes dans notre mode de vie que nous avons oublier les plaisirs de la discussion. A vous d'avoir suffisamment de cran pour faire le premier pas.


Diogène : « Un jour où il se masturbait sur la place publique, il s'écria : « Plût au ciel qu'il suffît aussi de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim ! »

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: entraide

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:25
Modifié le mercredi 05 mars 2008 05:08

| chroniques du leVant | you've come a long way, baby !

| chroniques du leVant | you've come a long way, baby !

µarce qu'on dépend de maman et papa
(1min)

"COMMUNICATION DES BEBES : Au treizième siècle, le roi Frédéric II voulut faire une expérience pour savoir quelle était la langue "naturelle" de l'être humain. Il installa six bébés dans une pouponnière et ordonna à leurs nourrices de les alimenter, les endormir, les baigner, mais surtout... sans jamais leur parler. Frédéric II espérait ainsi découvrir quelle serait la langue que ces bébés "sans influence extérieure" choisiraient naturellement. Il pensait que ce serait le grec ou le latin, seules langues originelles pures à ses yeux. Cependant, l'expérience ne donna pas le résultat escompté. Non seulement aucun bébé ne se mit à parler un quelconque langage mais tous les six dépérirent et finirent par mourir. Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: deuil du bébé

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:26
Modifié le samedi 16 février 2008 21:27