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apathie ?
(3min)

"En vous confinant dans un simple rôle d'observateur, vous passez systématiquement à côté du sens même de votre vie. L'idéal pourrait être ainsi défini : Vivez de votre mieux. La vie est un jeu dont les règles s'apprennent en y sautant à pieds joints pour être immergé jusqu'au cou sous peine d'être toujours pris au dépourvu, toujours surpris par le moindre changement de décor. Les spectateurs passifs se plaignent en gémissant que la chance est passée juste à côté d'eux. Ils refusent de voir qu'une bonne part de cette chance, c'est à eux qu'il revenait de la créer."
Darwi Odrade.
~ Frank Herbert, La Maison des Mères ~

La Décadence peut se manifester sous quatre grandes formes et phénomènes humains :

1) l'orgeuil
2) la quête du pouvoir
3) la quête du confort
4) la quête de la perfection


Bien entendu, ces quatre phénomènes sont interdépendants.

L'orgueil :
(cause : la nature humaine ?)

- confiance dans le système en place et conviction qu'il ne peut changer.
- mépris des plus faibles (= moins riches, moins sécurisés, moins adaptés...)

La quête du pouvoir :
(cause : la société ou/et la nature humaine ?)

- démagogie : utiliser un discours politique de type « élisez-moi et faîtes-moi confiance » plutôt qu'un discours plus modeste de type « voici quelles sont mes idées, à vous de voir » ; être convaincu que ses idées sont les bonnes pour le peuple ; ne pas répondre aux questions qui sont posées par le peuple.
- hiérarchie : considérer ses acquis et ses compétences non pas comme une invitation au partage de ces mêmes connaissances, mais plutôt comme un prétexte à se considérer comme dirigeant / ou considérer avoir un nombre suffisant d'années de travail à un même poste pour se considérer comme chef, sans forcément être compétent dans les faits.
- non-respect du compromis : préférer l'auto-satisfaction plutôt que la satisfaction de ses concitoyens ; ne pas prendre en compte les opinions des autres ; prendre des décisions seul.

La quête du confort :
(cause : manque d'éducation ?)

- assistanat : utiliser tous les outils que nous offre la société pour se simplifier la vie et attendre qu'elle nous en offre encore plus.
- acquisition des richesses : considérer son intérêt propre et ses envies comme supérieurs à l'intérêt de la communauté, et dans une plus large mesure, de la planète.
- apathie : ne jamais remettre en question les opinions et les déclarations des autres, comme les discours démagogues.

La quête de la perfection
(cause : la société et/ou un manque d'éducation ?)

- apathie, effet "mouton" : Toute société peut échouer et disparaître si elle ne remet pas en cause systématiquement ses fondements et sa structure, si elle ne sollicite pas systématiquement le sens critique des citoyens ou si elle tend vers l'apathie, l'immobilisme, la quête de la perfection en tant que recherche de l'ordre : « tout est bien à sa place et ne bouge plus »
- eugénisme : Toute société peut également disparaître si elle fait appel aux actions que sont la violence envers autrui, le non-respect de la personne, des différences et des propriétés d'autrui, si elle incite à la peur ou au conflit entre les personnes.

µrochąiŋ ąrrêT: au kirghizstan

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:16
Modifié le mardi 30 septembre 2008 10:25

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |

"Les monolithes sont vulnérables. Pour perdurer, il faut être mobile, résistant et diversifié."
Bovko Manresa, Premier Vice-roi de la Ligue des Nobles
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La guerre des machines ~

« SVHS : Nos sociétés occidentales étaient-elles destinées à utiliser les sources d'énergie fossile ?
Alain Gras : Non, au contraire, elles ont fait ce que j'appelle le « choix du feu », c'est-à-dire d'utiliser le pétrole ou le charbon pour se développer. J'essaie de montrer que la technologie du feu ou de la chaleur n'est pas la conséquence d'une évolution technique nécessaire, qu'elle n'est pas le produit d'un déterminisme historique. C'est une part de hasard, une part de choix qui nous ont conduit vers une société thermo-industrielle. La notion de choix que j'utilise doit être bien comprise : il ne s'agit pas d'un choix rationnel d'un groupe d'acteurs précis, le choix se fait avec l'aide du hasard et des passions. Et ce choix est récent, beaucoup plus récent que ce que l'on considère habituellement. Je ne le situe pas du tout au XVIIIè siècle, quand les premières pompes à vapeur ont été mises au point. [...] En fait, je situe le choix du charbon plus tard, avec la naissance de la locomotive, à partir de 1830. c'est elle qui a vraiment introduit dans les moeurs la machine à énergie fossile. Or le train nous a fait entrer dans une nouvelle culture, celle de la rapidité, du temps exact, du transport sur de longues distances et par conséquent de la délocalisation. Il fut donc aussi la machine du libéralisme économique. [...]
SVHS : Y avait-il d'autres options, d'autres énergies disponibles pour les sociétés occidentales ?
A.G. : Bien entendu. Nous nous heurtons là à un problème de l'histoire des techniques : si l'on se contente de faire l'histoire des objets qui ont réussi, les filiations que l'on établit négligent des objets qui n'ont pas eu le même succès. Ces raccourcis conduisent à un certain déterminisme historique : on a l'impression que ce qui est arrivé devait arriver. Mais il ne faut pas oublier les autres trajectoires technologiques qui auraient pu exister. [...] Il y a eu un choix des industriels pour une énergie qui permettait de faire travailler une main d'oeuvre moins qualifiée, donc plus abondante, plus soumise et moins coûteuse, qui produisait trois à quatre fois plus qu'un ouvrier qualifié. Mais cette nécessité économique est aussi une contrainte que la société se crée.
SVHS : Aujourd'hui, peut-on revenir sur ces choix sans faire le deuil d'un certain confort ?
A.G. : Non, bien sûr, il faut sacrifier un confort basé sur la rapidité, sur la consommation, sur la prédation de la nature. Nous avons reçu de Descartes, entre autres, un virus idéologique de « maître et possesseur » qui a infecté notre manière de penser le monde : la maîtrise de la nature. La seule condition de survie réside aujourd'hui dans l'établissement d'un rapport plus humble avec la planète, un rapport qui tienne compte des caractéristiques des énergies qu'elle nous fournit. On se plaint par exemple que les éoliennes ne fournissent pas un débit régulier, puisqu'il dépend du vent. Or on peut aussi choisir d'accepter ces contraintes, en diminuant notre consommation. Mais cela suppose d'admettre que tout ne vient pas sur un claquement de doigts comme c'est le cas avec l'énergie fossile. »


par Anne Debroise et Alain Gras, socio-anthropologue des techniques à Paris I, pour le Science & Vie Hors-Série n°243 (juin 2008), p.152-4-5-6

µrochąiŋ ąrrêT: "lawrence d'arabie"

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:17
Modifié le samedi 02 août 2008 15:31

| be human |

| be human |
"PHEROMONE ZOOLOGIQUE : REGULATION.

Saliveuse: 10e.

REGULATION :
Les Doigts ont une croissance de population exponentielle et n'ont pratiquement plus de prédateurs, comment se fait la régulation de leur population dans ces conditions ?
Cette régulation s'opère de manière suivante :
- Par les guerres.
- Par les accidents de voiture.
- Par les matches de football.
- Par la famine.
- Par la drogue.
Il semble que les Doigts n'aient pas encore découvert comme nous le contrôle biologique des naissances : ils produisent trop d'enfants et ensuite seulement font des ponctions.
Cette technique archaïque mériterait d'être améliorée car cela leur fait perdre énormément d'énergie à la fabrication de couvains excédentaires comme à l'élimination plus tard de ces mêmes couvains excédentaires.
Malgré ces mécanismes de compensation, leur population grandit de manière exponentielle.
Ils sont déjà plus de cinq milliards.
Certes, ce chiffre peut paraître dérisoire par rapport au nombre de fourmis sur la planète, mais le problème c'est qu'un Doigt détruit une masse considérable de végétaux et d'animaux, il souille une grande quantité d'eau et d'air.
Si notre planète peut supporter cinq milliards de Doigts, elle ne pourra guère en supporter plus.
Le fait que les Doigts ne cessent de s'accroître signifie forcément la disparition de plusieurs centaines d'espèces animales et végétales."

~ Bernard Werber, La Révolution des Fourmis ~

µrochąiŋ ąrrêT: société d'apparences

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:18
Modifié le jeudi 07 février 2008 04:44

| la kronik du nain vert | ou la reconnaissance du handicap dans le monde

Je suis reparti.
Après avoir vainement tenté de dépasser de mes quelques pouces la tablette de mon siège d'avion pendant à peu près une dizaine d'heures, nous sommes arrivés au Népal. Il est maintenant loin de moi le pays des cow-boys avec leurs colts agressifs. Il y avait quelque chose de pas normal là-bas. Là-bas, les handicapés, c'étaient les normaux. Les non-handicapés ? Ben, vous n'avez qu'à regarder ce pantin désarticulé qui chante depuis 30 ans le même chanson intitulé « mauvais » (en français dans le texte) tout en s'agitant sous le bocal. Non, il y avait quelque chose de pas normal... un gigantesque et infâme complot.
Ici, il fait froid. Très froid. Tellement froid que la blancheur de ma barbe m'a improvisé en père-noël. Par contre, j'avais moins de succès que lui. J'en suis peut-être réduit, ici, à servir de cible-radar-sous-forme-de-jambon au moindre aigle de steppes qui descend de ses steppes.
Katmandou. Un dédale de ruelles et de petits commerces. La pauvreté est omniprésente. Les enfants, qui gravitent autour de ma naine taille, sont les plus nombreux, avec leurs yeux bridés si différents de ceux des peuples plus à l'est... Oh stupeur ! Ces enfants sont tous... handicapés. Oui, ils ont été abandonnés par leurs familles. Oui, ils sont sujets à la corruption et à la prostitution... Je ne pensais pas découvrir un Népal aussi habité par les clichés comme j'avais l'habitude qu'on me martèle la tête... mais finalement, cela dépend du regard que l'on porte : touristique ? Alpiniste ? Anthropologique ?
Le Népal vient de sortir d'une guerre meurtrière. Elle a pris fin en 2006. Deux ans. C'est peu pour qu'un pays s'en remette. Mais ça bouge ici. Les associations occidentales (ah toujours les pions blancs sur l'échiquier du monde...) prônent l'intégration et la rééducation. On offre aux exclus - = handicapés, cqfd- de cette société une émission radio, un stage en informatique... Mais il faudra du temps pour déjouer les préjugés, les discriminations... La Tradition, messieurs, la Tradition !
Ces enfants veulent et espérent sans cesse en un avenir meilleur... Certains d'entre eux me disent qu'ils viennent de Bodhnath, et même d'au-delà, à la frontière sino-tibétaine... Vous avez vraiment traversé la frontière ?

Quà cela ne tienne, je vais leur prouver à tous que dans la vie, la volonté est la meilleure des recettes. Je me décide donc à gravir l'Aulagiri, culminant à pas moins de 8 167 mètres d'altitude. Voilà qui va aérer mes nains bronches !


par gladeulf

µrochąiŋ ąrrêT: égypte

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:19
Modifié le vendredi 25 avril 2008 05:54

| politikment korekt |

| politikment korekt |

parce que c'est trop simple
(3min)

Pour se rendre compte à quel point il y a un manque terrible de dialogue entre peuple & état en france, et que la division gauche/droite est, de la manière dont elle est mise en place, 'inefficace', et 'improductive', regardons par exemple le système politique de la Suisse :

Tout en haut, en tant que pouvoir executif, c'est le Conseil Fédéral, composé de 7 membres élus pour 4 ans.
Ces membres peuvent être de toutes les opinions représentatives du gouvernement : extrême-gauche , communistes, socialistes, libéraux, extrême-droite... C'est d'ailleurs ce qu'on appelle la 'formule magique' : 2 socialistes, 2 radicaux, 2 démocrates-chrétiens et 1 démocrate du centre. (Cette structure n'est pas forcément respectée, mais le principe de l'équilibre, oui)
Un «président de la confédération », le 'primus inter pares' ('le premier entre ses égaux'), dirige les séances et assure les tâches de représentation.


L'Assemblée Fédérale (ou parlement), pouvoir législatif, est constitué de deux Chambres : le Conseil National (représentant le peuple), composé de 200 députés, dont le nombre pour chaque canton dépend de leur population ; et le Conseil des Etats (représentant les cantons), composé de 46 députés. (Evidemment, les proportions varient aussi selon les tendances politiques ; 2007 par exemple a été l'année des Verts Libéraux)
Pour élire les membres du Conseil Fédéral, les deux Chambres doivent être réunies.

Enfin, le système de votation dépend de l'initiative de chaque canton.

L' 'Initiative populaire' : droit civique qui permet à chaque citoyen de proposer un texte de loi, ou une modification de la constitution ; ce texte peut être proposé sous forme de référendum à l'ensemble de la population s'il y a eu suffisamment de signatures pour.
Dans le cas d'un texte de loi, même en ce qui concerne des traités internationaux, c'est le peuple, qui vote (par courrier éventuellement) au niveau cantonal, pour approuver ou éventuellement modifier le texte . Une loi qui ne serait pas soumise à référendum (proposée par l'état lui-même) peut l'être si au moins 50 000 citoyens signent une pétition.
Dans ce cas, c'est encore le peuple qui décide.
Dans le cas d'une modification de la constitution, c'est l'Assemblée Fédérale qui décide.

Même si ce système en vaut un autre, il est en tout cas moins susceptible de sombrer plus rapidement dans la décadence et la démagogie que le système français...

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: révolution des roses

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:19
Modifié le jeudi 07 août 2008 14:54