| les enƒants du siècle | localisation : gaza, palestine

| les enƒants du siècle | localisation : gaza, palestine

"Sderot et Gaza : deux adolescents témoignent.
Quelques kilomètres à peine séparent la ville israélienne du territoire palestinien. Deux mondes différents qui vivent dans la même peur, comme le prouvent les témoignages receuillis par le quotidien israélien Maariv.

Vu de Gaza – Mais où trouver du pain et de l'eau ?


La vie est dure à Gaza. Il n'y a plus d'essence, le prix de la farine est aussi élevé que celui de l'héroïne. Et le lait, les médicaments, l'eau, même l'air sont hors de prix. C'est quelque chose qu'un ami avait annoncé et, pour dire la vérité, je n'avais pas voulu le croire. Quelques mois plus tôt, un autre proche de ma famille disait que tous les terminaux et les points de passage vers le monde extérieur allaient bientôt se refermer sur nous, et je n'avais pas non plus le croire. Un troisième ami avait dit que tout ce que l'on pourrait acheter pour les fêtes, ce seraient des bougies et des arbres pour se chauffer, si on en trouvait encore. Et ça non plus, je ne voulais pas le croire. Maintenant, en sommes-nous arrivés là ?
Aujourd'hui, je ne sors plus de chez moi parce que je n'aime pas jouer avec ma vie. Tout ce que ces trois personnes avaient prédit est devenu réalité. Un voisin vient de vendre son lit pour pouvoir acheter de quoi manger pour lui et ses enfants. Une fille que je connais ne va plus à l'école. Elle dort la journée parce qu'elle a peur de la nuit noire.
[...]
À Gaza, les prix des aliments sont devenus impossibles. La miche de pain ne cesse d'augmenter, mais son poids diminue d'autant. C'est aussi le cas du bidon d'essence ou de la bonbonne de gaz. Dieu m'est témoin, on trouve de moins en moins de quoi se nourrir et la seule chose qu'on trouve encore en abondance, ce sont des gens au bord de la crise de nerfs. Ma grand-mère risque de mourir à tout moment parce que les rayons de pharmacie sont vides. Quant à la solidarité et à l'entraide, elles sont en train de disparaître. Les enfants de Gaza ne se plaignent pas spécialement qu'il n'y ait plus de chocolat ni de Coca-Cola. Ils se contenteraient largement de pain et d'eau. Mais où trouver du pain et de l'eau ?
[...] C'est ça, Gaza. Nous ne sommes plus qu'une goutte d'eau dans la mer. Jusqu'à quand va-t-on mener cette vie ?

Chadi Abdelaziz, 15 ans."

Par le Maariv, quotidien de Tel-Aviv, extrait traduit par Courrier International pour son numéro 909 (3-9 avril 2008)

µrochąiŋ ąrrêT: enfants du Burkina Faso

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:04
Modifié le dimanche 04 mai 2008 23:38

| place gabriel péri | chroniques du ponant

| place gabriel péri | chroniques du ponant
Assis tout en haut du promontoire que forme le Ro'ch sur cette partie de l'île, je regarde s'étendre sous mes pieds la mer sans fin, vers un horizon incertain. Là-bas, la silhouette du ferry en provenance d'angleterre se dessine peu à peu, tandis que de l'autre côté, sans doute, des meutes de britanniques dans leurs grosses berlines attendent sagement sur les quais bretons de Roscoff, le terminus.
Heureusement, nous sommes à l'automne. Aujourd'hui, point de touristes ni de cris pertubateurs. Il n'y a pas de parents habillés de k-way jaunes qui regardent leur progéniture se battrent encore et encore pour des miettes de goûters comme le font les goélands au-dessus d'eux. Il n'y a pas le bruit crissant des freins des compagnies de vélos, ayant loué pour la journée un passeport direct pour le tour de l'île, et prêts a s'émerveiller à la moindre vague innocente.
Non, nous sommes à la morte saison. Et la morte saison, quoiqu'on en dise, c'est le paradis des insulaires.
Devant moi, sur les terre-pleins entre les premières rangées de cailloux et les bancs de sable, avancent péniblement les tracteurs et leur chargement de goémon. Combien de fois ais-je vu cette scène dans tous les documentaires tournés sur l'Ile ? Serait-ce, finalement, une image condamnée à devenir un cliché touristique tout juste bon à colorer une carte postale ?
Oui, ils parlent difficultés d'agriculteurs, de pêcheurs, de goémonier ; ils parlent de départ des jeunes pour le continent, ils parlent de vente et de revente de terrains. Mais l'Ile-de-Batz n'est pas une exception.
Partout en Bretagne, les maisons et les fermes cèdent peu à peu la place aux propriétés britanniques et leur cortège de rénovations. C'est qu'ils ont des sous, les bougres. Chambre d'hôtes, maisons secondaires... L'Ile va t-elle prendre le même chemin ?
Autrefois, les tracteurs et les mobilettes constituaient la principale ressource motorisée de l'Ile. Maintenant, il y a plus de 50 voitures en circulation, et pas toujours pour des raisons professionnelles. Loin de là. Ce n'est pas le maire lui-même qui dira le contraire...
Autrefois, on pouvait installer sa tente en toute quiétude près de la colonie du phare, et y resté tant qu'on le voulait. Maintenant, il faut payer une taxe. Méchante taxe.
Un endroit qui respire autant l'indépendance que l'Ile-de-Batz devra t-il finalement s'incliner face à la pollution touristique et les appetits immobiliers ?
Devra t-elle subir le même sort que la lointaine île de bréhat qui la lorgne du coin de son oeil avare ?


Île-de-Batz, finistère, novembre 2007.

par J.J.
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:04
Modifié le samedi 16 février 2008 21:19

| aromatik lounGe |

| aromatik lounGe |
Et vous, votre première fois a t-elle été douloureuse ? Le regrettez-vous ? Mais peut-être n'était-ce pas la bonne personne ?










# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:04
Modifié le dimanche 17 août 2008 11:32

| politikment korekt |

| politikment korekt |

ya trop de...
(4min)

"De graves erreurs de gouvernements sont causées par la peur d'accomplir des changements internes radicaux alors même que le besoin en a été clairement perçu."
Darwi Odrade.
~ Frank Herbert, La Maison des Mères ~


Flexsécurité au Danemark: un modèle en péril

A l'heure où l'on nous parle d'un « état en faillite » qui « n'a plus d'argent dans les caisses », le cas du Danemark, souvent cité en exemple dans l'hexagone, semble faire fantasmer les dirigeants français. Fini des maux de pouvoir d'achat, de chômage ou de dette publique, le gouvernement danois se voit même obligé de ralentir l'économie. Idéal. Ce serait occulter un nuage qui menace d'assombrir l'avenir du pays.
Le projet de loi des finances 2008, présenté ce mardi 5 février seulement (en raison des législatives anticipées d'octobre dernier), annonce un budget une nouvelle fois excédentaire, mais également restrictif afin de soulager l'économie du pays.
Le surplus budgétaire, estimé à 66,7 milliards de couronnes (9 milliards d'euros, soit 3,8% du PIB), devrait servir à rembourser une partie de la dette publique intérieure -la dette extérieure ayant été réglée en 2006-, mais pourrait également être utilisé pour former un « fond économique » destiné à financer certains investissements et grands projets, à l'instar du modèle norvégien. Cette masse d'argent mise "hors circuit" permettra surtout de créer un appel d'air dans une économie en surchauffe.
C'est que le Danemark fait aujourd'hui face à une crise de main d'oeuvre, le chômage ayant atteint son plus bas niveau depuis 30 ans (3,3% fin 2007). Dans cette situation de plein emploi, les salaires s'envolent (+4,5 à 5% par an), et l'inflation avec. Risquant de perdre son attractivité face à ses concurrents, dont au premier rang l'Allemagne, le gouvernement danois doit ralentir l'économie et freiner la hausse des salaires.
« C'est pourquoi il est important de geler 1% du budget de fonctionnement des ministères cette année », a justifié devant la presse le ministre des Finances Lars Løkke Rasmussen. Ce ralentissement est d'autant plus nécessaire que la croissance, selon la conjoncture actuelle, pourrait chuter à 1,0% en 2009, alors qu'elle était encore de 2,8% en 2005 !
Pour enrayer les hausses des salaires et pourvoir les emplois libres, le Danemark a besoin de main d'oeuvre étrangère, mais le gouvernement se trouve opposé à une opinion publique défavorable. Pour attirer des migrants, le gouvernement souhaiterait en effet baisser les lourds impôts qui pèsent sur l'ensemble de la population. Or les danois craignent que cela ne nuise à la qualité de leur état-providence: soins médicaux gratuits, éducation gratuite, étudiants subventionnés sans critères sociaux, allocations chômage confortables, subventions importantes aux associations, infrastructures modernes et de qualité, sécurité et tranquillité...
Une tranche de l'électorat qui voit d'un mauvais oeil l'ouverture des frontières se tourne donc vers le parti populaire d'extrême-droite (13,8% aux dernières législatives). Fort de sa position décisive dans la coalition libérale-conservatrice au pouvoir depuis 2001, le Parti du Peuple est à l'origine de lois d'immigrations particulièrement strictes. Obligeant le gouvernement à un jeux d'équilibriste, entre intérêt général et compromis parlementaires.
A l'origine de cette réussite économique, il y a bien sûr les importants revenus du pétrole et du gaz que le Danemark s'est mis à exporter voilà une dizaine d'années - et qui explique en partie son intérêt à conserver le Groëland. Il y a aussi la tradition maritime commerciale de ce pays: AP Moller-Maersk, plus grosse société danoise, est le premier armateur mondial de porte-conteneurs.
Enfin et surtout, le système de flexsécurité, combinant souplesses à l'embauche et allocations chômages généreuses (90% du dernier salaire, non dégressif pendant deux ans), et à la formation continue et performante, a fait preuve de son efficacité. Mis en place au dans les années 90, ce modèle a permis de relancer une économie danoise moribonde et de diviser le taux de chômage par quatre en quinze ans.
Alors la flexsécurité, de quoi donner des idées à certains ? Sans la nommer, Nicolas Sarkozy en énumérait encore ses concepts lors de la conférence de presse du 8 janvier. Nul doute que la veille, il avait abordé le sujet au cours d'un repas avec... le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.


par l'Auberge Danoise, 8 février 2008

µrochąiŋ ąrrêT: gauche/droite en france et en suisse

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:05
Modifié le jeudi 07 août 2008 14:57

| l'effet ralGan |

| l'effet ralGan |
"À la fois jeu d'action et d'aventure, Ushuaia Le Jeu permet d'éveiller le grand public à l'écologie de façon ludique et stimulante. Tout au long de l'aventure, le joueur est au c½ur de l'action, il doit faire preuve de courage et de persévérance afin de préserver l'environnement. Fort de ses qualités ludiques et pédagogiques, le jeu est soutenu par la Fondation Nicolas Hulot. Incarnez Léna Green, une héroïne en quête d'action et d'aventure. Dans cette aventure, le joueur incarne une femme d'action et de convictions écologiques, membre de l'organisation de protection de la nature « Les Sentinelles Ushuaia ». Universitaire brillante ayant fait des études d'ethnologie, sportive aguerrie, dotée d'un caractère affirmé, Léna est attachée à la protection de l'environnement depuis toujours. Envoyée en mission sur tous les points écologiquement sensibles, Léna Green est confrontée aux agissements d'une entreprise de bio piraterie et de prédation écologique qui organise de nombreux trafics. Un rapport alarmant sur l'étendue du braconnage au Botswana alerte l'organisation qui envoie Léna sur le terrain pour enquêter et mettre fin à ces agissements. Léna découvre très vite qu'une ancienne sentinelle passée du côté obscur est mêlée de très près au trafic. Sur ses traces, elle parcourt le monde du Botswana à la Cordillère des Andes, en passant par le Groenland et Bornéo et explore les contrées les plus reculées."


Même si, apparemment, au final, le jeu n'est pas si réussi que cela, je tenais tout de même à saluer l'initiative. L'éducation la plus efficace qui soit ne se fait-elle pas à travers l'humour, le jeu, le... ludique ?

µrochąiŋ ąrrêT: Ressources naturelles et matières premières : la loi de l'offre et de la demande

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:05
Modifié le lundi 14 juillet 2008 18:54