| la lanGue pendante |

| la lanGue pendante |
"QUESTION DE LANGUE : La langue que nous utilisons influe sur notre manière de penser. Par exemple, le français, en multipliant les synonymes et les mots à double sens, autorise des nuances très utiles en matière de diplomatie. Le japonais, où l'intonation d'un mot en détermine le sens, exige une attention permanente quant aux émotions de ceux qui s'expriment. Qu'il y ait, de surcroît, dans la langue nippone plusieurs niveaux de politesse contraint les interlocuteurs à situer d'emblée leur place dans la hiérarchie sociale.
Une langue contient non seulement une forme d'éducation, de culture, mais aussi des éléments constitutifs d'une société : gestion des émotions, code de politesse. Dans une langue, la quantité de synonymes aux mots "aimer", "toi", "bonheur", "guerre", "ennemi", "devoir", "nature" est révélatrice des valeurs d'une nation.
Aussi faut-il savoir qu'on ne pourra pas faire de révolution sans commencer par changer la langue et le vocabulaire anciens. Car ce sont eux qui préparent ou ne préparent les esprits à un changement de mentalité."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: pouvoir des chiffres

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 09:34
Modifié le mercredi 06 février 2008 12:56

| les enƒants du siècle | localisation : medīnat yisra'el

| les enƒants du siècle | localisation : medīnat yisra'el

en héritage
(6min)

« Sderot et Gaza : deux adolescents témoignent.
Quelques kilomètres à peine séparent la ville israélienne du territoire palestinien. Deux mondes différents qui vivent dans la même peur, comme le prouvent les témoignages receuillis par le quotidien israélien Maariv.

Vu de Sderot - Je ne souhaite à personne de vivre ici

Quand je sors dans la rue, la seule chose à laquelle je pense, c'est où je pourrais bien me cacher lorsque les sirènes d'alarme retentiront. Je suis incapable de penser à autre chose. Chaque jour, la ville est frappée de plein fouet par des salves de Qassam [roquettes palestiniennes lancées depuis Gaza]. Et qu'on en reçoive trente ou une seule ne change rien à l'affaire. [...]
Je me rappelle, quand j''étais petit, avant que les Qassam ne se mettent à pleuvoir, les rues étaient bondées, surtout le week-end. Aujourd'hui, Sderot est une ville fantôme. Le week-end, les rues sont vide. Depuis le début des tirs de roquettes, beaucoup de gens ont quitté la ville [on estime que 2500 des 20 000 habitants ont fui Sderot ces douze derniers mois]. C'est sans doute ce que les Palestiniens espèrent obtenir : que toute la ville se vide de ses habitants. [...]
Malgré tout, petit à petit, les Qassam deviennent de la routine. Pendant ce temps, notre Premier Ministre ne fait rien qui puisse nous aider. Parfois, j'ai l'impression que Sderot, ne fait tout simplement pas partie d'Israël ou qu'on nous a peut-être oubliés. Le gouvernement se contrefiche de ce qui nous arrive. Les ministres parlent beaucoup mais ne font rien. C'est bien beau de les voir venir ici pour nous encourager et soutenir les enfants de Sderot, mais je me demande franchement à quoi ça sert.
Pourtant, si on me propose demain de quitter Sderot, je n'accepterai pas. C'est ici que je suis né et que j'ai grandi. [...]
J'aime ma ville et, malgré les Qassam, je m'efforce de continuer à jouer au basket-ball, au football et au tennis. Je sors même avec des copains. [...] Bon, c'est sûr que nous préférerions vivre comme tous les autres enfants, mais la vie est ainsi faite. Maintenant, je voudrais dire quelque chose à ceux qui veulent nous aider financièrement. Ne le faîtes surtout pas. L'argent n'arrive pas aux habitants. »

Alex Stiris, 16 ans."

Par le Maariv, quotidien de Tel-Aviv, extrait traduit par Courrier International pour son numéro 909 (3-9 avril 2008)

µrochąiŋ ąrrêT: enfants de Palestine

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 09:35
Modifié le vendredi 18 avril 2008 12:19

| où est chaRlie ? | localisation : république de moldavie, moldava, europe de l'est

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 09:35
Modifié le dimanche 30 mars 2008 15:34

| politikment korekt |

| politikment korekt |

lève-toi
(5min)

"Le bon gouvernement ne dépend jamais des lois, mais des qualités personnelles de ceux qui gouvernent. La machine gouvernementale est toujours subordonnée à la volonté de ceux qui l'administrent. Il s'ensuit donc que l'élément le plus important de l'art du gouvernement est la méthode selon laquelle les chefs sont choisis."
- Loi et Gouvernement, Manuel de la Guilde Spatiale.
~ Frank Herbert, Les Enfants de Dune ~

« La démocratie délégative et les forums hybrides.

Nos démocraties sont fondées sur une double délégation. La première est celle par laquelle les citoyens ordinaires, censée être dotés d'une volonté propre - qui peut d'ailleurs se former dans des débats publics -, désignent ceux qui, en leur nom, seront chargés de composer l'intérêt collectif et la volonté générale. Par le suffrage universel, 577 députés représentent 60 millions de personnes, au nom desquelles ils parlent pendant la durée de leur mandature. Cette délégation politique produit donc de longues périodes de silence ; elle s'accompagne en outre d'une professionnalisation relative des élus qui, sous certaines conditions, en viennent à oublier qu'ils ne sont que des porte-parole.
La seconde délégation est celle par laquelle les profanes, les non-spécialistes, s'en remettent à des chercheurs ou à des ingénieurs professionnels pour produire les connaissances ou les dispositifs techniques qui vont permettre de répondre à leurs besoins et à leurs attentes.
[...]
La démocratie délégative est cet édifice, bricolé au cours des siècles, qui établit un jeu de rôle parfaitement codifié. Ce jeu de rôle ne tolère pas, au moins officiellement, les transgressions. C'est lui que remettent en cause les controverses sociotechniques et les forums hybrides au sein desquels elles se déroulent. La démocratie délégative ne prévoit pas d'espaces pour les groupes concernés. Ces derniers ne sont pris en considération par les politiques qu'au moment où ils sont devenus suffisamment visibles et influents, c'est-à-dire où leur identité est renforcée et assurée : personne ne s'est battu pour les myopathes avant qu'ils ne se soient eux-mêmes fait entendre dans l'espace public. Quant aux chercheurs professionnels ou aux ingénieurs, ils ne perçoivent pas immédiatement l'intérêt des questions que leur sont adressées ; parfois même ils les ignorent. Du fait de leurs contraintes de carrière et de jeux de pouvoir dans lesquels ils sont pris, ils hésitent à coopérer avec des profanes dont la crédibilité est suspecte. C'est pourquoi les groupes concernés se trouvent rejetés aux marges de la démocratie délégative : ils sont présents, ils existent, mais les deux délégations les ignorent. Cette défaillance de nos institutions explique la multiplication des controverses sociotechniques [...] Il suffit de mentionner le clônage thérapeutique, la vache folle, le réchauffement climatique, les OGM : la liste s'allonge tous les jours. [...] ces controverses permettent d'explorer tous les aspects d'un dossier et facilitent les apprentissages collectifs. On comprend pourquoi on parle de forums hybrides : les débats y sont publics et ils mélangent des acteurs et des domaines habituellement séparés. »

par Michel Callon, professeur à l'Ecole des Mines de Paris et chercheur au Centre de Sociologie de l'Innovation, dans Sciences & Avenir, HS n°130, p.69

µrochąiŋ ąrrêT: étude d'un discours de jean-marie le pen

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 09:36
Modifié le vendredi 28 mars 2008 09:53

| arKpfeu | mozinor

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 09:36
Modifié le mercredi 02 avril 2008 16:54