| chroniques du leVant | you've come a long way, baby !

| chroniques du leVant | you've come a long way, baby !

µarce que le temps passe vite
(3min)

"GESTATION : La gestation du petit humain devrait normalement s'effectuer en dix-huit mois pour être complète. Or, au bout de neuf mois, il est nécessaire de l'éjecter du corps maternel car sa tête est déjà trop grosse et, si on attendait encore, elle deviendrait trop volumineuse pour passer au travers du bassin de la mère. C'est comme s'il y avait eu erreur d'ajustement entre le boulet et le canon.
Donc le foetus quitte le ventre maternel avant d'être complètement formé. Conséquence: il est indispensable de prolonger les neuf mois de vie intra-utérine du foetus de neuf mois de vie extra-utérine.
Durant cette période très délicate, la couvaison devra s'accompagner d'une présence très forte de la mère. Les parents devront élaborer un ventre affectif imaginaire dans lequel le nouveau-né se sentira d'autant plus protégé, aimé, accepté qu'il n'est pas encore véritablement né.
A neuf mois se produit ce qu'on appelle le "deuil du bébé", lorsque l'enfant prend conscience qu'il y a différence entre lui et le monde extérieur. Dès lors, il ne pourra se reconnaître dans une glace comme étant différent du reste du corps. ce sera enfin sa vraie naissance."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: instinct maternel

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:47
Modifié le samedi 16 février 2008 20:25

| lovely day ƒor A... | royal cola!

| lovely day ƒor A... |  royal cola!
Vous organisez une réception chez Monsieur l'Ambassadeur, un repas en amoureux, une pendaison de crémaillère, ou une soirée télé-foot-bière-pizza chez vous. Vous avez pensé aux moindres détails, des cartons d'invitations personnalisés au poster d'Alain Musichini fièrement affiché dans votre salon. Mais voilà, lors des derniers préparatifs, alors que vous errez dans les rayons à la taxinomie foireuse de l'hypermarché obscur de votre quartier, à la recherche des derniers produits qui vous manquent, surgit de nulle part un cruel dilemme. Il vous manque la boisson indispensable à toute soirée qui se respecte : un cola. Or, vous êtes un être éclairé, socialement et économiquement conscient du monde qui vous entoure. Vous détestez, dès lors, les monopoles en tout genre : vous pestez contre la lenteur de la sncf, votre windows est piraté par votre cousin informaticien, et votre ligne France Telecom a été dégroupée sitôt que vous en avez eu l'occasion. Hélas, dans le monde pétillant du cola, un ogre international sévit, impitoyable : le géant Coca Cola. Disponible dans plus de 100 pays, il écrase sa concurrence à grands coups de publicités. Son principal rival, Pepsi, s'est fourvoyé dans les méandres du « sans sucre. » Vous avez bien essayé les sous-marques de Cola, du Québec Soda au Sélecto, en passant par le Hey ! Cola, mais on ne peut pas dire que vos papilles en aient gardé un souvenir glorieux (mélangé à du whisky, c'était encore pire). Et vous n'habitez pas en Bretagne, donc point de Breizh Cola à l'horizon. Vous vous approchez donc, penaud mais résigné, pour saisir une bouteille au logo délicatement calligraphié, quand votre regard se porte sur quelque chose que vous n'aviez jamais vu auparavant. Du Royal Cola. Une bouteille en verre, avec un bouchon refermable comme la limonade d'antan. Le choix du matériau vous assure un goût parfaitement préservé, que vous pouvez conserver grâce au bouchon mécanique à l'ancienne, et vous offre une carafe originale une fois vidé de son contenu colaesque. L'étiquette vous rassure sur l'aspect authentique du produit : look pertinent, ingrédients sélectionnés et naturels. Le prix, par contre, est celui de l'originalité : environ deux euros pour une bouteille en verre (il existe une version plastique, plus abordable). Diantre, votre budget est limité, vous décidez donc de poser, en douce, le dvd du dernier spectacle de Bigard en passant vers le rayon poissonnerie (au pire, Tata Mumu vous l'offrira au prochain Noël), et vous ramenez votre trésor chez vous. A l'instant fatidique de l'ouverture, sous les yeux incrédules de votre entourage, vous versez cette fameuse boisson dans un verre. Elle laisse alors admirer sa belle robe ambrée. Un parfum riche en arômes arrive jusqu'à votre nez. Une fois en bouche, elle dévoile un goût subtil mais franc, aux notes de noisette et de caramel. L'après-goût orne votre palais d'une douceur persistante. Vous êtes conquis, vos invités aussi, la soirée est un immense succès. Je sais, je sais, ne me remerciez pas.

Récapitulatif
nom : Royal Cola
type : boisson sucrée et gazeuse, sans alcool, au cola
lieu de disponibilité : pas encore présent dans toutes les grandes surfaces, infos sur http://www.royalcola.biz
prix : environ 2 euros la bouteille

note finale : ****/5

on a aimé :
– le goût
– la qualité
– l'emballage en verre
– ce n'est pas une multinationale

on n'a pas aimé :
– la disponibilité, assez tendue
– le prix, plutôt élevé


par emka

autres articles par emka sur son blog : ici
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:49
Modifié le mardi 11 mars 2008 17:08

| be human |

"Les criminels de l'humanité les plus nombreux sont ceux qui se persuadent qu'ils ont fait "ce qu'il fallait"."
Rayna Butler, Sermons sur Salusa Secundus
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La bataille de Corrin ~

"I've seen horrors... horrors that you've seen. But you have no right to call me a murderer. You have a right to kill me. You have a right to do that... but you have no right to judge me. It's impossible for words to describe what is necessary to those who do not know what horror means. Horror. Horror has a face... and you must make a friend of horror. Horror and moral terror are your friends. If they are not then they are enemies to be feared. They are truly enemies. I remember when I was with Special Forces. Seems a thousand centuries ago. We went into a camp to inoculate the children. We left the camp after we had inoculated the children for Polio, and this old man came running after us and he was crying. He couldn't see. We went back there and they had come and hacked off every inoculated arm. There they were in a pile. A pile of little arms. And I remember... I... I... I cried. I wept like some grandmother. I wanted to tear my teeth out. I didn't know what I wanted to do. And I want to remember it. I never want to forget it. I never want to forget. And then I realized... like I was shot... like I was shot with a diamond... a diamond bullet right through my forehead. And I thought: My God... the genius of that. The genius. The will to do that. Perfect, genuine, complete, crystalline, pure. And then I realized they were stronger than we. Because they could stand that these were not monsters. These were men... trained cadres. These men who fought with their hearts, who had families, who had children, who were filled with love... but they had the strength... the strength... to do that. If I had ten divisions of those men our troubles here would be over very quickly. You have to have men who are moral... and at the same time who are able to utilize their primordial instincts to kill without feeling... without passion... without judgment... without judgment. Because it's judgment that defeats us."

Apocalypse Now, philosophy of horror.

"Aussi monstrueux qu'aient été les faits, l'agent n'était ni monstrueux, ni démoniaque, et la seule caractéristique décelable dans son passé comme dans son comportement durant le procès et l'interrogatoire de police était un fait négatif; ce n'était pas de la stupidité mais une curieuse et authentique inaptitude à penser. Il fonctionnait dans son rôle de grand criminel de guerre aussi bien que sous le régime nazi; il n'avait pas la moindre difficulté à accepter un système de règles absolument différent. Il savait que ce qu'il avait alors considéré comme un devoir était à présent appelé un crime, et il acceptait ce nouveau code pénal comme un nouveau langage, sans plus."

Hannah Arendt, Considérations Morales.

L'homme qui commet des atrocités et qui sincèrement s'en repend, c'est l'homme qui souffre. Il connaît le mal, il en est la victime.
L'homme qui commet des atrocités au nom d'une "juste cause", aussi sincère soit-elle, c'est l'homme mauvais. Il ne connaît pas le mal, il en est l'instrument. Regardez-le dans les yeux et vous ne trouverez ni honte, ni souffrance, ni orgueil; seulement le souci de la nécessité.

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: réfrigérateur

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:50
Modifié le jeudi 07 février 2008 03:50

| ƒabuleux destins |

| ƒabuleux destins |
Une enseigne lumineuse. Une boutique appartenant à une tite brune. Ici, la vie est rose ! Tout est rose, les roses sont roses, les meubles sont roses, on y vend des sucettes et des bonbons ! La maîtresse de maison est là, souriante. On discute de choses et d'autres. Elle a un regard qui me touche, je devine, tout en discutant, des blessures profondes, mais une tendresse qui revigore les sens... Les murs sont tapissés de photos, de posters, d'affiches toutes plus originales les unes que les autres... C'est vivant ici ! Les gens rentrent et sortent, beaucoup d'amis pour la demoiselle ! A coup sur, je reviendrai...
Une
cliente m'interpelle : elle veut mon avis. Avant ? Après ? Les photos défilent comme les looks. Un vrai album ! Sa vie à elle ? Tout ceci respire la bonne humeur ! Je lui dit que j'aime comme elle est maintenant. Cela suffit. L'essentiel. Une demoiselle qui aime aussi le rose. Décidément. En tout cas, ravi d'avoir rendu service. C'est naturel.
A
lors que je longue les bords du fleuve, long ruban étoi dans les lueurs de la fin de matinée, péniches prospères et amoureux au bord de l'eau, j'aperçois un homme, la vingtaine, ou plus jeune, qui est en train de prendre une photo d'une jolie demoiselle. Elle pose, les clics se succèdent. Je me permet d'aborder le dit photographe. Nous engageons la conversation. Nous allons nous asseoir, tous les 3, sur un banc proche. Nous refaisons le monde. Nous parlons de tout et de rien : de lgsme occidental, des défauts de chacun, des gens qui vivent leur passion avant tout... Mais ce qui compte c'est de vivre au jour le jour, car la vie est courte. Sur ces mots, nous prenons un cliché. Il faut immortaliser l'exploit. Il me dit qu'il ira un jour en angleterre. Je lui souhaite une bonne route.. peut-être ne nous reverrons jamais... mais nous le savons tous deux.
Tie
ns ? Une boutique de l'Olympique Lyonnais. J'y suis jamais rentré.. C'est le moment ou... jamais. Une adorable demoiselle erre ici. Une demoiselle avec une jolie chevelure très foncée et de beaux yeux marrons... Ici, pas de quiproquos. On aime l'OL, on aime les gens qui aiment l'OL. J'engage la conversation, non sans prendre les habituelles précautions d'un abordage garçon-fille. Oups, eh bein je n'aurai pas eu le temps... la demoiselle n'est pas seule. Beaucoup d'amies. Personnellement, je préfère la discrétion... Je rend les armes, en minorité flagrante. Mais rien n'est perdu.
A
lors que je rentre dans une de ces gigantesques marchés de la ville, je percute dans la foule un couple qui ne m'avait pas vu non plus. Elle s'appelle Marie et lui Bruno. Loin de nous comporter comme de vulgaires égoïstes, et de partir chacun de notre côté aps ce ridicule incident, je leur offre à boire. Nous nous rendons dans le premier bistrot à proximité. Intérieur ou terrasse ? Terrasse. La timidité est en géral mon fort... Mais il y a parfois des gens avec qui le courant passe du premier coup... Nous parlons des amis, des rencontres d'une vie, tout cela change et rien ne demeure. Les amis sont peut-être les inconnus de demain, et les inconnus d'aujourd'hui, des amis de l'avenir... Nous discutons longtemps. Mais les petites affaires et l'heure nous rappellent. Je leur souhaite une bonne continuation; et intérieurement, à leur relation.
Ri
en n'est plus vivifiant que le contact humain...


par J.J.

la chroniQue 'ƒabuleux destins' / 'sur la Route'

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:51
Modifié le lundi 12 mai 2008 14:09

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |

justice pour un sectarisme
(5min)


"CHOC ENTRE CIVILISATIONS: Au XVIè siècle, le premiers Européens à débarquer au Japon furent des explorateurs portugais. Ils abordèrent une île de la côte ouest où le gouverneur local les accueillit fort civilement. Il se montra très intéressé par les technologies nouvelles qu'apportaient ces "longs-nez". Les arquebuses lui plurent tout particulièrement et il en troqua une contre de la soie et du riz.
Le gouverneur ordonna ensuite au forgeron du palais de copier l'arme merveilleuse qu'il venait d'acquérir, mais l'ouvrier s'avéra incapable de fermer le culot de l'arme. Chaque fois, l'arquebuse de marque japonaise explosait au visage de son utilisateur. Aussi, lorsque les portugais revinrent accoster chez lui, le gouverneur demanda au forgeron du bord d'apprendre au sien comment souder la culasse de manière à ce qu'elle n'explose pas lors de la détonation.
Les Japonais réussirent de la sorte à fabriquer des armes à feu en grande quantité et toutes les règles de la guerre s'en trouvèrent bouleversées dans leur pays. Jusque-là, en effet, seuls les samouraïs se battaient au sabre. Le shogun Oda Nobugana créa, lui, un corps d'arquebusiers auquel il enseigna comment tirer en rafales pour arrêter une cavalerie adverse.
A cet apport matériel, les Portugais joignirent un second présent, spirituel celui-là: le christianisme. Le pape venait de partager le monde entre le Portugal et l'Espagne. Le Japon avait été dévolu au premier. Les Portugais dépêchèrent donc des Jésuites qui furent d'abord fort bien reçus. Les Japonais avaient déjà intégré plusieurs religions et, pour eux, le christianisme n'en était qu'une de plus. L'intolérance des principes chrétiens finirent cependant par les agacer. Qu'est-ce que c'était que cette religion catholique qui prétendait que toutes les autres fois étaient erronées; qui assurait que leurs ancêtres, auxquels ils vouaient un culte sans faille, étaient en train de rôtir en enfer sous prétexte qu'ils n'avaient pas connu le baptême?
Tant de sectarisme choqua les populations nippones. Elles torturèrent et massacrèrent la plupart des jésuites. Puis, lors de la révolte de Shimabara, ce fut au tour des Japonais déjà convertis au christianisme d'être exterminés.
Dès lors, les Nippons se coupèrent de toute intrusion occidentale. Seuls furent tolérés des commerçants hollandais, isolés sur une île au large de la côte. Et longtemps, ces négociants furent privés du droit de fouler du pied l'archipel même."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: Inde

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:52
Modifié le dimanche 03 février 2008 17:08