| sms |


no education
(9min)

Extrait d'une discussion sur les profs dans l'Education Nationale.

“- T'es quand même d'accord que la plupart des profs aujourd'hui sont pas passionants ; j'ai pas beaucoup de bons souvenirs du lycée ou du collège...
- Oui mais il faudrait arrêter de diaboliser les profs ; c'est vrai, quoi, c'est eux qui ont en charge l'éducation des nouvelles générations ; c'est pas une fonction à la légère. Si on supprimait les éducateurs, t'imagine, on serait tous des barbares, des ignorants.
- J'ai pas dit qu'il fallait les supprimer, mais simplement qu'il faut relativiser. Les évaluer régulièrement, à leur insu, recueillir les avis des élèves, les plaintes... Comme on dit il n'y a pas de fumée sans feu. Pourquoi crois-tu qu'à chaque fois qu'un ancien groupe d'amis du collège commence à resasser les souvenirs, ils parlent tout de suite des profs ? La moitié auront marqué les esprits par leur originalité, les autres parce qu'ils étaient insupportables... A mon avis, quand la moitié d'une classe se ligue contre quelqu'un, c'est que ce quelqu'un a été injuste avec eux ! Cest pas par exagération. Faut arrêter de prendre les élèves pour des imbéciles. Si on parvenait ne serait-ce qu'à repérer des professeurs aux méthodes d'enseignement “cools” mais efficaces, et à les séparer des profs rasoirs et ennuyeux, t'imagine ? Tout le monde aurait envie d'aller à l'école ! Ou du moins, n'en ressentirai plus l'ennui...
- Tu te rends compte de ce que tu dis ? Si tu employais des moyens pareils, ce serait un état policier...
- Un état policier, c'est quand tu soumet tous les domaines de la société à la surveillance policière. Et à long terme. En l'occurence, ce que je préconise, c'est une sorte de “mise au point”, sur les méthodes employées par chaque prof pour enseigner. S'il y en a qui sont rébarbatifs, on leur dit et puis voilà. Ils se prennent une bonne remise en question dans les dents. Ca leur fera du bien. D'accord, pour arriver à ce résultat, il faut pouvoir les observer à leur insu, et non pas envoyer un pauvre inspecteur deux jours après qu'on a prévenu tout le lycée de son arrivée. Je sais que c'est assez injuste comme méthode, mais le résultat rend justice à tout le monde. Et puis comme tu disais, ce sont eux qui ont en charge l'éducation. C'est suffisamment une raison grave pour justifier de telles méthodes. J'me souviens, quand j'avais dans une matière un prof chiant comme pas possible, j'étais bien tenté de sécher. Et jcompte plus le nombre de fois où j'ai fini par le faire.
- Oui, mais t'arrivera pas à les virer, les profs “chiants” ; ils sont fonctionnaires !
- Il y a un moment où il faut choisir entre s'entêter et finir aux ordures ou faire face à la réalité et admettre ses erreurs.”

[trémaouezan, finistère, février 2007]


par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: perles de parents

article suivant | article précédent
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:42
Modifié le samedi 16 février 2008 20:23

| la tête à toto |

| la tête à toto |
Que pensez-vous des enfants qui attaquent leurs parents en justice à des fins alimentaires ?

Plus précisément, que pensez-vous du fait qu'il existe un tel droit ?

Et du fait, enfin, qu'un parent lui-même peut attaquer son ou ses enfants pour les mêmes raisons ?

µrochąiŋ ąrrêT: lançer de nain / pub benetton

la chroniQue 'la tête à toto'

| article suivant |
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:44
Modifié le lundi 11 février 2008 08:40

| chroniques de proximité | localisation : brest

| chroniques de proximité | localisation : brest

land of...
(7min)

Comme tout le monde en ce bas monde, je me suis levé un jour avec le son du moineau dans les oreilles, répondant à d'autres moineaux et quelques pinsons ou d'autres espèces qu'il est impossible d'énumérer. Parfois, ces dialogues animaux se transforment en agressions : quand la pie s'en mêle. Mais je vous vois venir. Vous pensez que je parle de la campagne. De dormir à la campagne. Eh bien non. Détruisez vos préjugés, sur le champ. Je parle bien de la ville.
Lorsque je me réveille dans mon appartement de brest, et que je me permet de prêter un tant soi peu l'oreille au dehors, brisant les barrières phoniques du double vitrage, je découvre un monde que chacun est bien loin d'imaginer s'il ne l'a pas entendu. Sur les toits chantent et cacophonent les goélands, qui discutent nourriture et racontent voyages. C'est tour à tour grave et aigu, concerto et chant perso. À cela s'ajoute, ici et là, un cri du corbeau, qu'on se demande pourquoi il l'ouvre, alors qu'il n'a rien à dire. Au loin, ce sont les aboiements des chiens des gens-dormant-dans-la-rue. Il y a également, comme je vous le disais, les multiples gazouillements des pinsons et des moineaux, et parfois le roucoulement d'une tourterelle. Jusqu'à ce qu'un plonc! brutal m'indique qu'un goéland vient de poser sur le toit, rompant ainsi le charme.
On n'oublie trop souvent que la nature nous côtoie tous les jours, même en ville, même jusqu'à votre appartement, au détour d'un trou de souris ou d'une toile bien filée, et certains nous appellent même « mutants », ceux qui sont séparés de la nature. Alors, prêts à vous intéresser à vos voisins ?


par J.J.


µrochąiŋ ąrrêT: hall d'immeubles

les 'chroniques de proximité'

| article suivant |
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:44
Modifié le dimanche 18 mai 2008 09:53

| faire son cv |

| faire son cv |
Même si certains diront que la meilleure façon de faire un cv se fait selon le propre coeur de chacun, pour mieux se démarquer de ses concurrents, d'autres ont besoin de bases pour démarrer...

=> Haut et gauche de la feuille : coordonnées, petite note en italique précisant le permis, la voiture, l'age, le statut administratif.
=> Haut et droite de la feuille : photomaton.

=> "Expérience professionnelle" puis "Formation" (toujours en seconde place, ayant moins d'importance aux yeux des employeurs)
Deux rubriques qui devraient plutôt contenir un ordre chronologique inversé : de l'expérience ou de la formation la plus récente à celle la plus ancienne.
Suivant le poste demandé, faîtes le tri : ne laisser que les expériences qui concernent ou sont importantes pour ce type d'emploi.
Note : la diversité des formations ou des expériences montre que vous êtes quelqu'un qui s'adapte.

Pour les différentes expériences ("Mai 2000/Octobre 2000 :...) , à chaque fois il est mieux de :
- de mettre en gras le type de poste occupé dans l'établissement ;
- de préciser, en italique, s'il s'agit d'un job étudiant ;
- de rédiger une petite note précisant en quoi consiste la mission, les compétences acquises étant plus appropriées pour la lettre de motivation.

Quelques détails peuvent être gardés pour l'entretien, au cas où : le "trou" entre deux périodes de travail (pour quelles raisons y a t-il eu un vide à ce moment-là ?), la façon par laquelle vous avez pu avoir tel type d'emploi (candidature spontanée)

=> "Langues étrangères"
Langues parlées, voyages à l'étranger. Pas de mensonge ou d'exagération.

=> "Connaissance informatique"
Excel, word, powerpoint, photoshop, ou encore internet, tout simplement.

=> "Centres d'intérêt"
Tout ce qui, dans votre vie privée, peut toucher ou de loin aux compétences qui seront requises dans le poste recherché.
Exemples : activité culturelle ( = esprit d'ouverture), activité sportive ( = esprit d'équipe ou de compétition), activité associative ( = responsabilité).

La lettre de motivation.

Structure idéale :

Coordonnées (à gauche) lieu, date (à droite)
A l'attention de (responsable de recrutement, directeur de personnel, Mr...)
Objet : candidature à un poste de ...
Madame, Monsieur, le nom du concerné si connu
Premier paragraphe : description de l'enseigne et de ce qu'elle propose (on s'adresse à eux)
Second paragraphe : raison du courrier, compétences acquises pour ce type d'emploi (on parle de soi)
Troisième paragraphe : demande de prise de rendez-vous (on parle de tous)
"Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées."


par J.J.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:45
Modifié le jeudi 14 février 2008 10:26

| a spoonƒull of sugar |

| a spoonƒull of sugar |
"L'enfant qui refuse de voyager dans le harnais du père est le symbole de la suprême capacité de l'homme. "Je n'ai pas à être ce qu'a été mon père. Je n'ai pas à obéir aux règles de mon père ni même à croire à tout ce en quoi il croyait. En tant qu'humain, ma force est de pouvoir faire mes propres choix quant à ce que je crois et ce que je ne crois pas, quant à ce que je dois être et ce que je dois ne pas être."
- Léto Atréides II. Biographie de Harq al-Ada.
~ Frank Herbert, Les Enfants de Dune ~

Je ne revendique pas une laïcité "agressive", anti-religieuse, car ce serait donner à cette même laïcité un caractère religieux. Je ne revendique pas une laïcité "souple", capable de tolérer toutes formes de croyance dans l'espace publique. Je revendique seulement une laïcité "neutre", qui ferait de l'école un lieu où toutes les religions seraient oubliées un temps, au profit d'une cause commune, partant de ce simple principe que les religions divisent les peuples alors que la science unit. Et aujourd'hui, en France, je constate que le catholicisme a encore un pouvoir sur cette même école. Et maintenant l'islam prend le même chemin.
Au vues par exemple d'une certaine Lettre aux Catholiques de France, on peut se poser des questions... pourquoi les gens de l'église catholique revendiquent encore l'évangélisation des jeunes ? (Surtout les 6èmes, puisqu'ils vulnérables, ou les élèves des lycées pro, puisqu'ils "se sentent délaissés". Pourquoi revendiquent t-ils l'accompagnement de chaque jeune dans tous les moments de sa vie ? Serait-on revenu à une époque de missionnaires chargés par l'Eglise d'apporter "la vérité", sa vérité, aux populations en détresse ? Des missionnaires profitant de la naïveté de la jeunesse pour asseoir la parole catholique dans les coeurs et les consciences... Serait-on en présence, finalement, d'une idéologie qui tente de se montrer comme le "sauveur" de tous les défavorisés pour mieux s'accaparer le maximum de fidèles en devenir ?
Pourquoi un chef d'établissement doit, durant l'inscription, informer les élèves de la possibilité de suivre un enseignement catholique à l'aumônerie ?
Ce qui est critiquable, c'est le fait d'imposer ainsi le choix à un enfant, de ne pas le laisser évoluer en dehors de toute influence comme pourrait le faire une école laïque.

La question qui se pose maintenant, c'est doit-on privilégier le libre-arbitre de l'enfant à celui des parents ? Oui, mais à partir d'un certain âge. 18 ans, c'est trop. 9 ans, c'est tôt. Mais arrêtons avec le "s'il connaît pas, il ne peut pas donner son opinion". L'enfant a lui aussi un libre-arbitre. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que ses parents le convertisse à leur propre religion dès son plus jeune âge. Mais je comprends lorsqu'ils veulent le baptiser par crainte que s'il meurt sans être baptisé, il "aille en enfer".

Pourtant, il s'agit aujourd'hui d'une laïcité qui va dans le sens de la religion, et non contre elle. Il est dommage qu'à l'heure de la modernité, les sapins de noël soient encore installés dans les cantines scolaires durant les périodes de fêtes, que même dans l'enseignement primaire, l'instruction religieuse soit favorisée, que le mercredi soit un jour de congé pour permettre aux enfants leur "liberté" de culte, et, enfin, que l'on parle plus des foulards musulmans que des croix chrétiennes lorsqu'il s'agit de polémique sur les signes religieux portés par les élèves.
L'histoire du "voile à l'école", c'est quoi ? Un débat sur le fait de laisser ou non les élèves montrer leur appartenance à une religion. Si on autoriser cet acte, il y aurait oui une liberté d'expression mais il y aurait aussi une atteinte à la liberté d'autrui: les élèves facilement naïfs seraient rapidement attirés par la religion de leurs amis... Deux droits inaliénables qui se confrontent et qui en appellent un troisième: la dignité. Si tel signe dégrade l'image de l'élève qui le porte, comme le voile musulman, en l'occurrence, alors il y a atteinte à la dignité. C'est de plus un signe qui sous-entend une inégalité entre hommes et femmes...
Dernière chose : l'école privée. Elle a le droit d'exister, mais elle ne peut pas être traitée de la même manière que les écoles publiques. Elles ne sont pas, étant catholiques pour la plupart, laïques, et sont sélectives avant tout dans le choix des élèves qu'elles accueillent. Pour une application générale et globale de la laïcité dans l'espace publique, il faudrait une transformation de ces écoles en écoles d'état, et un déplacement de l'enseignement religieux vers là où ils auraient toujours dû être : dans les églises, les mosquées, les temples.

http://eglise-breiziroise.cef.fr/aumon_pub/aumon_pub.htm

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: l'éducation par les faits

article suivant | article précédent
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:46
Modifié le samedi 26 juillet 2008 15:03