[!] | be human |

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"Lourde est la pierre et pesant sur le sable, mais la fureur de l'idiot les dépasse encore."
Duc Léto Atréides.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Harkonnen ~

Le groupe.

Quand on parle d'un "grou
pe", cela commence avec le chiffre deux.
Etre en groupe modifie votre co
mportement. Vous dirigez le groupe. Ou vous suivez le groupe. Dans les deux cas, vous êtes aussi responsable de vos actes que le sont vos camarades.
Le groupe offre une assurance à
ses membres, une protection contre la solitude sociale, une protection contre soi-même, la timidité, l'embarras et une quantité d'autres choses qui viennent de l'intérieur. Soulignons qu'être en groupe, en plus, même si l'on est pas forcément amis de longue date, amène une complicité dans les sujets de discussion. Ce n'est pas un cliché si l'on dit que les hommes auront tendance à parler futilités, tandis que les femmes parlerons des hommes.
Certains groupes, tous
milieux sociaux et toutes tendances confondus, ne restent pas inactifs dans la violence. Ils se renvoient à eux-mêmes une image de leur propre ignorance, alors impossible d'arrêter l'effet de bande: viol collectif, pillage, braquage. Ces crimes sont des choses que l'on fait sous l'impulsion du groupe. La violence de groupe est une violence au plus bas niveau puisque personne n'impose des limites à personne et chacun se renvoie sa propre image.
L'effet de groupe enge
ndre deux tendances générales chez les individus concernés. Soit on est enclin à profiter de cette proximité, à partager une discussion constructive, à apprendre de l'autre tout en lui donnant en retour. Soit on profite de cette proximité pour se divertir avec l'autre, en phase avec l'autre. On veut se libérer de toute démarche intellectuelle et à rentrer dans le domaine humour, délires.
Plus le
s protagonistes d'une discussion de groupe sont nombreux, plus les sujets de discussion sont inintéressants, ou paraîtraient inintéressants à deux personnes discutant ensemble. A plus grande échelle, on appelle cela le "pouvoir de la foule".
L'effet de
groupe, dans un cas strictement physique, rend les individus sensibles les uns aux autres: rires, pleurs, tristesse, joie, fatigue, colère, étonnement etc. Dans un groupe, l'influence entre individus est à son comble. Dans certaines activités, le groupe se fixe un but et là aussi l'influence est à son comble, sinon supérieure: sport collectif, manifestation, élan de motivation (Travailler, Goûter un aliment inconnu ou infecte par nécessité, Participer à un concert, Danser sur la piste d'une boîte de nuit, Monter dans un métro bondé, chanter dans un karaoké ou toute autre activité qui demande un surpassement de soi-même) Dans le cas présent (lieux bien définis) le groupe sera propre au contexte (les gens qu'il y autour de vous) plus qu'à vos propres amis. C'est un effet de groupe "social". La proximité des autres vous motive pour aller au-delà de vos capacités habituelles, à briser votre retenue naturelle, à avoir plus de culot que d'ordinaire. Et du coup, cela marche à la fois dans le bon, et dans le mauvais sens.

Combattre un
groupe violent ou agressif ? Une fois formé, il est possible de déstabiliser un groupe en ne s'adressant qu'à l'un de ses membres, le chef en quelque sorte. Si le meneur est déstabili, les autres ne sauront réagir. Si les autres se chargent en revanche de prendre la relève, alors le groupe est divisé. C'est un point faible.

Déstabiliser un groupe ? Avoir pitié.

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: philosophie du mal

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:23
Modifié le jeudi 21 février 2008 15:18

| terяes de couleurs | halmahera (moluques, republik indonesia)

| terяes de couleurs | halmahera (moluques, republik indonesia)

Longer la côte de cette île revient à parcourir la France du nord au sud ... deux fois. L'île est en forme de K, elle abrite 3 baies immenses. Inhabitée en regard de la densité de population indonésienne, quelques rassemblements de maisons, appelés villages se nichent dans des criques abritées. Les hommes pêchent mais ne sont pas des pêcheurs. Quand la mauvaise saison arrive, les poissons se font rares dans la besace des vendeurs ambulants. Normal, les bateaux sont ici plats et étroits, vaguement équilibrés par deux flotteurs en bambou, alors dès que la mer se forme, les rafiots sont ramenés sur le bord de la plage. On attend que la saison passe. On chasse encore à l'arc ou au javelot. comment faire autrement dans ce pays ou les ventes et les ports d'armes sont sévèrement contrôlés ... le gouvernement veille à étouffer toute véhémence d'origine autonomiste. Alors, on y chasse du cochon sauvage, en tout cas pour les populations catholiques. Ou alors on préfère élever du poulet ou ouvrir des boîtes d'Atan (sardines baignant dans un jus de tomate et de piment). Les églises et les mosquées alternent de village en village, ou alors occupent les deux côtés opposés d'un même village, de manière à bien montrer qu'on est pas encore tout à fait d'accord et que rien n'a été tout à fait réglé après 2003. Mais l'île est paisible et belle. Le tombant émeraude qui se dévoile sous la coque du bateau se prolonge doucement à travers la forêt vers des altitudes suffisantes pour accrocher les pluies quotidiennes. Ces pluies que je reverrai chaque matin là haut sous la forme de brume dévoilant la canopée verte et grasse m'offriront cet inestimable sentiment de voir renaître le monde chaque jour.

Sous l'eau, la nature me comble encore. Les coraux abritent foison de couleurs. Les deux palmes posées sur une patate, j'émerge de l'eau tiède et calme. le ciel est superbement noir à l'ouest. Je crois entendre la pluie arriver. Comme le mur d'un grain arrive en mer et que l'eau commence à crépiter, j'attends la mitraille comme un condamné sur son poteau. Rien ne vient. A quelques mètres, un banc d'une multitude de poissons argentés bondit au dessus de la surface. Le banc est dense, mais j'entrevois et entends le scintillement des millions d'impacts. Cette averse localisée qui ne mouille pas fait le tour de la tête de corail ou je suis planté.

La solitude sauvage de l'endroit est un véritable cadeau.

Halmahera (0°N-128°E)



µrochąiŋ ąrrêT: ireland

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:24
Modifié le jeudi 07 août 2008 15:21

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |
"CHOC ENTRE CIVILISATIONS: Godefroy de Bouillon prit la tête de la seconde croisade pour la libération de Jérusalem et du Saint-Sépulcre. Cette fois, quatre mille cinq cents chevaliers aguerris encadraient la centaine de milliers de pèlerins. Pour la plupart, c'étaient de jeunes cadets de la noblesse, privés de tout fief en raison du droit d'aînesse. Sous couvert de religion, ces nobles déshérités espéraient conquérir des châteaux étrangers et posséder enfin des terres.
Ce qu'ils firent. Chaque fois qu'ils s'emparaient d'un château, les chevaliers s'y installaient, abandonnant la croisade. Souvent, ils se battirent entre eux pour la possession des terres d'une ville vaincue. Le prince Bohémond de Tarente, par exemple, décida de faire main basse sur Antioche pour son compte personnel. Les croisés eurent à combattre certains des leurs pour les convaincre de rester dans la croisade. Paradoxe : pour mieux parvenir à leurs fins, on vit des nobles occidentaux faire alliance avec des émirs orientaux pour vaincre leurs camarades de combat. Ceux-ci n'hésitèrent d'ailleurs pas à s'associer à leur tour avec d'autres émirs pour les contrer. Arriva le moment où l'on ne sut plus qui luttait avec qui contre qui ni pourquoi. Beaucoup avaient même oublié le but originel de la croisade."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: japon

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:26
Modifié le samedi 16 février 2008 20:18

| aStounding stories | portraits d'humanités (1/6)


christopher franke - sleeping in light - end titles
(2min)

le troisième age de l'humanité

Babylon 5 est à ce jour la seule série dont les saisons ont toutes été écrites à l'avance, avant même la réalisation du pilote. Du coup, l'histoire est cohérente et crédible. Les éléments s'imbriquent clairement les uns dans les autres: pas d'ambiguité, pas de paradoxe.

Les
Humains. Insignifiants, impopulaires, ils se font peu à peu une place dans cette galaxie. Une partie de l'humanité est nostalgique de la guerre avec les Minbari, convaincus d'avoir raté une chance de victoire sur une race qui les méprise. Cette partie là de l'humanité est raciste et nationaliste. Elle haïs toute forme d'extra-terrestre. L'autre moitié croit en une proche utopie. La station Babylon 5 est entre autre le fruit de la volonté de cette dernière. Dans ce morceau de galaxie, l'humanité tente tant bien que mal de s'étendre, tandis que les colonies s'éloignent, politiquement et socialement, peu à peu de la Terre. C'est également dans cette humanité qu'apparaissent les télépathes, spirituellement supérieurs, pourchassés du coup pour leur différence.
Au
tour de Babylon 5, il y a les mythes et les légendes, qui font peu à peu surface du fond des âges. Les uns s'appellent les Vorlons. Ils apparaissent sous une enveloppe de métal, un caisson, cachant leur véritable nature à tous. Ils s'expriment peu. Les autres sont les "Ombres". Elles n'ont pas d'autres noms. D'une technologie égale aux Vorlons, elles font planer une menace sur la galaxie entière.

Babylon 5 se démarque par le soin apporté à son univers: l'espace est une source de mystère et de puissance terrifiante, tandis certaines espèces d'extra-terrestres ne sont même pas à la portée de notre compréhension. Nous sommes aussi perdus dans cet univers que l'est l'humanité dont nous suivons l'histoire. Les formes des extra-terrestres sont particulièrement exotiques.

Dans une
galaxie dominée par ces vieilles races depuis des centaines d'années, l'humanité est encore jeune. Elle devra clairement faire ses preuves pour pouvoir se faire reconnaître en tant qu'entité "responsable". Les 5 années, au travers des 5 saisons, représentent des étapes dans l'évolution de cette humanité: confrontation avec la sauvagerie de l'espace, et avec la diversité des cultures; le premier conflit et la menace sur la préservation de la paix; les guerres civiles; le conflit avec les races anciennes et la confrontation avec l'inconnu; enfin, la paix, la confrontation avec le destin spirituel. La spiritualité est littéralement la clé de l'évolution.
L'humanité est-el
le la clé de la paix galactique? Réussira t-elle d'abord à s'unir, puis à affronter le défi de sa propre évolution? Que veulent véritablement les Ombres et les Vorlons? Quels sont les enjeux galactiques?

L'aube avant la
guerre. Ce moment silencieux, nostalgique, angoissé où tout est en suspens, pesé sur la balance entre la vie et le destin... C'est l'ambiance de la série Babylon 5.


Babylon 5, une série écrite par Joe Michael Straczynski, diffusée de 1993 à 1999. Récompensée à 6 reprises: 2 Emmy Award (effets spéciaux et maquillage pour l'épisode The Parliament of Dream - 1993/1994), puis cinq nominations aux mêmes Emmy Award (en 1995, meilleure photographie et meilleure coiffure pour The Geometry of Shadows et maquillage pour Act of Sacrifices/1996: photographie pour Comes the Inquisitor/1997: maquillage pour The Summoning); 2 Hugo Awards (The Coming of Shadows - 1996 et Severed Dreams - 1997); 3 Sci-Fi Universe Awards 1996 (meilleurs série, acteur et second rôle); et enfin le Space Frontier Foundation 1996, pour le prix appelé "Vision of the future".

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: fondation

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:27
Modifié le lundi 13 octobre 2008 10:20

| anecdote |

| anecdote |
Comme dans un miroir.

Il y a une chose, une seule, que personne ne remarquera dans la relation entre deux êtres. Ils réagissent de la même façon. Un humain nous accorde amour, tendresse, affection? Alors nous ferons de même, ou serons tenté de le faire, tout naturellement. Un être humain nous agresse avec haine, colère, violence? Alors, nous en ressentirons aussi. On donne ce que l'on a envie qu'on nous donne. On est généreux parce qu'on a envie qu'on soit généreux en retour. On est violent parce qu'on a envie de recevoir de la violence en retour.
Que pense l'autre? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête? Des questions que l'on se pose tout le temps.
On peut aller plus loin dans cet "effet miroir": si un tel est si colérique avec nous, c'est que peut-être nous lui renvoyons une image négative de lui-même, nous lui montrons, sans le savoir, comment il est, lui. Si ça se passe toujours ainsi, cela voudrait-il dire que les gens que nous croisons dans notre vie seraient tous des miroirs de notre personnalité? Ce serait un phénomène qui nous permettrait de voir en nous ce que nous refusons, ou ce que nous ne nous accordons pas le droit de faire. Une telle prise de conscience permettrait de développer la compassion envers l'autre, qui nous aurait tant aidé dans notre cheminement : c'est l'amour inconditionnel, de soi et des autres.
Ainsi, lorsqu'on critique quelqu'un ou qu'on décide de ne plus lui parler pour de quelconques raisons, on peut se dire que l'image qui nous déplaît tant en lui est peut-être montrée par nous-mêmes aussi. Et du coup, on se critique soi-même, on se voile la face, on se refuse.

par J.J.

"COOPERATION-RECIPROCITE-PARDON: En 1974, le philosophe et psychologue Anatol Rapaport, de l'Université de Toronto, émet l'idée que la manière la plus "efficace" de se comporter vis-à-vis d'autrui est 1) la coopération; 2) la réciprocité ; 3) le pardon. C'est-à-dire que lorsqu'un individu, ou une structure ou un groupe, rencontre d'autres individus, structure ou groupe, il a intérêt à proposer l'alliance puis, selon la règle de la réciprocité, à donner à l'autre en fonction de ce qu'il reçoit. Si l'autre aide, il aide, si l'autre agresse il l'agresse en retour de la même manière et avec la même intensité. Après il doit pardonner et re-proposer la coopération.
En 1979, le mathématicien Robert Axelrod organisa un tournoi entre logiciels autonomes capables de se comporter comme des être vivants. Une seule contrainte: chaque programme devait être équipé d'une routine de communication, sous-programme lui permettant de discuter avec ses voisins.
Robert Axelrod reçut 14 disquettes de programmes envoyées par des collègues, universitaires intéressés par ce tournoi. Chaque programme avait des lois différentes de comportement (les plus simples, deux lignes de code de conduite, les plus complexes une centaine). Le but étant d'accumuler le maximum de points. Certains programmes avaient pour règle d'exploiter au plus vite l'autre, de lui voler ses points puis de changer de partenaire. D'autres essayaient de se débrouiller seuls, gardant leurs points, fuyant tous les contacts avec ceux qui pouvaient les voler. D'autres encore avaient des règles du type: "si l'autre est hostile, l'avertir qu'il doit cesser, puis procéder à une punition." Ou: " Coopérer puis trahir par surprise."
Chaque programme a été opposé 200 fois à chacun de ses autres concurrents.
C'est le programme d'Anatol Rapaport, équipé du comportement CRP (Coopération-Réciprocité-Pardon), qui a battu tous les autres.
Encore plus fort: le programme CRP, placé en vrac au milieu des autres, est perdant au début devant les programmes agressifs, mais il finit par être victorieux puis même "contagieux" au fur et à mesure qu'on lui laisse du temps. Les programmes voisins, s'apercevant qu'il est le plus efficace pour accumuler des points, finissent par adopter la même attitude.
La loi CRP s'avère donc la plus rentable sur le long terme. Chacun peut le vérifier dans son quotidien. Cela signifie qu'il faut oublier toutes les avanies qu'un collègue de travail ou un concurrent vous fera et continuer sans cesse à lui proposer de travailler avec lui comme si de rien n'était. A la longue, la méthode est payante. Ce n'est pas de la gentillesse, il y va juste de votre propre intérêt démontré par l'informatique."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: énergie

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:29
Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:28