Notre premier auto-stoppeur, au détour d'un carrefour désert... Dylan, s'appelle t-il. On a failli le manquer. Il monte. Il va vers Bourges. Nous faisons connaissance. Il me parle de l'Amour avec un grand A. Pourquoi fuit-il tout le temps ? Pourquoi tout le monde ne fait que l'utiliser à la légère ? Je ressens dans ces paroles une grande amertume... mais un espoir aussi. Nous nous quittons aux abords de la ville. Puis vient... Marine. Elle est tombée en panne, comme ça, au beau milieu de nulle part. On lui dit que cela ne se fait pas. Nous rigolons bien. Nous allons la laisser à la prochaine station. Elle aussi veut se confier... Tout ce qu'elle fait échoue... Elle a beau profiter de la vie, elle a l'impression qu'elle tourne en rond... Je crois que cela nous arrive à tous...
La station service est toute en couleurs ! Ici, la maitresse de maison, c'est Chipichic ! Enfin, comme on l'appelle ici... Elle mène la vie comme elle l'a toujours voulu... au milieu des champs et meules de foin... simplicité, bonheur... il lui manque quelque chose pourtant. Je vous laisse deviner. Elle l'attendra. Elle est décidée.
Au même comptoir, nous rencontrons.. Léa. Elle traînait dans le coin... Comme ça ? Au milieu de nulle part ? Elle nous rétorque un "t'occupes" bien placé. Nous lui balancons un "viendras-tu avec nous" mielleux. Elle nous propose un "vous allez à Cuba ?". Nous lui répondons que non. "Non merci". Cela met fin à la conversation. Une éléctron libre... délicieuse.
Le plein d'essence est fini. Nous sommes déjà repartis...
