Blague: "C'est l'histoire d'un type qui va chez son médecin. Il porte un chapeau haut de forme. Il s'assied et ôte son chapeau. Le médecin aperçoit alors une grenouille posée sur un crâne chauve. Il s'approche et constate que la grenouille est comme soudée à la peau.
- Et vous avez ça depuis longtemps ? s'étonne le praticien.
C'est alors la grenouille qui répond:
- Oh vous savez, docteur, au début, ce n'était qu'une petite verrue sous le pied."
Cette blague illustre un concept. Parfois on se trompe dans l'analyse d'un évènement parce qu'on est resté figé dans le seul point de vue qui nous semble évident."
~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~
Parlons tentations. L'humain est attiré parce qu'il ne peut avoir. Derrière un interdit. Lever un secret est la tentation la plus forte que peut ressentir un être humain. Et l'apparence du secret est la moins solide des forteresses ; Derrière une vitrine. L'être humain est facilement tenté d'acheter tout ce qu'il lui plaît, du premier coup d'½il. Il n'hésite pas à se ruiner parfois pour satisfaire cette tentation. Remarquons deux tendances relatives aux deux sexes : le mâles sont en général attirés par l'acquisition de voitures, outils, armes, films. Leur recherche est généralement solitaire. Les femelles sont attirées par les parfums, vêtements, bijoux, livres, sacs, chaussures. Elles sont, pour cette occasion, en général réunies en groupe. Leur activité est appelée « shopping ».
Parlons opinion. L'humain a tendance de se convaincre de sa première impression sur ce qu'il peut comprendre. Quand il s'agit d'avoir une opinion sur quelque chose qui amène a réfléchir, l'humain se fait en général ses propres convictions, avec ses propres repères, sans trop réfléchir. Il sera très difficile pour lui de s'en débarrasser ensuite, car ces mêmes convictions seront imprégnées dans son subconscient comme sur une pellicule. Il peut s'agir de préjugés, de principes, de jugements. La motivation première de l'opinion est le ressenti : glissez une araignée particulièrement affreuse dans le lit d'un enfant, et vous êtes sûr qu'il sera arachnophobe toute sa vie, même si, au final, l'araignée ne pouvait lui faire de mal. Faîtes goûter à un humain un pot de nutella ou un coca-cola et vous êtes sûr qu'il n'en dira jamais du mal.
Quand l'homme cessera de se fier aux apparences pour mieux comprendre ce qu'il y a derrière les choses, alors ce sera effectivement un « homo sapiens sapiens ».
Parlons attachements. L'humain tient une tendance facile à s'attacher aux objets qu'il possède. Parce qu'ils sont "jolis" (objet d'art, décoratif), utiles (un simple briquet, un vêtement, un cd), affectifs (une photo, un souvenir, un cadeau); ils représentent un évènement particulier, une date, une personne. Dans bien des cas, la valeur en argent de cet objet est la première des motivations. Parce qu'il est cher, il fait partie de la fortune personnelle. Le comble de l'attachement est l'avarice. Le "capitalisme" tend à donner plus de valeur aux choses qu'aux personnes. On pleure presque plus la disparition d'un objet que la disparition d'un être humain. Il est très difficile de récupérer un objet à une personne. Par contre, il est facile pour une personne de tout perdre d'un seul coup.
Comme cette tendance à s'attacher aux objets qu'il possède, l'humain aime bien décorer, soigner, styler son habitat, pour pouvoir le rendre "agréable aux yeux". Cela est suffisant pour le rendre heureux. Et au contraire, lorsque sa maison est simple, dénuée de décoration particulière, l'humain est triste (à moins qu'il ait un moral d'acier). Comme les animaux à sang froid qui dépendent de la température extérieure pour évoluer, le caractère de l'humain dépend de l'apparence de son environnement.
~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~
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