la dépendance au tabac a été voulue et "améliorée" chimiquement, et n'est pas seulement naturelle (la plante contient déjà des substances toxiques). Les cigarettes sont fabriquées de telle manière qu'à chaque aspiration, une dose de nicotine est libérée. La nicotine contient en elle-même une variété de substances qui provoquent ses propres effets adductifs. Chaque bouffée a sa dose de nicotine, et la taille de la bouffée a sa quantité correspondante. C'est ainsi que les vendeurs de tabac proposent aux jeunes des cigarettes "débutantes" qui libèrent moins de nicotine. C'est un tremplin vers une dépendance plus accrue ensuite (l"escalade") entretenues par les cigarettes classiques.
En ce qui concerne tous les produits dérivés du tabac, ils ont en commun cette substance de la nicotine. La différence, c'est les niveaux de doses libérées. C'est aussi, du fait de la variété de ces produits et de leur dimension culturelle, la fréquence d'utilisation qui régule la dépendance. Les consommateurs occidentaux de cigarettes sont plus dépendants que des consommateurs de produits locaux.
En Inde, aux U.S.A. et en Suède, par exemple, on compte une très forte dépendance au tabac sous sa forme simple, consommée comme ça, sans combustion. C'est surtout chez les jeunes que cette consommation est accrue. Les risques n'en pas moins importants: c'est le tabac à chiquer (mâché à volonté), à priser (maintenu par pression entre les dents et la joue), le snus suédois, plus humide que le tabac à priser, ou le gutka, répandu en Inde ou en Asie du Sud-Est. On compte également le tabac à priser "par le nez", tabac oral à base de paan (Inde) ou à la noix d'arec. Ils sont à l'origine des cancers de la bouche. Ils sont prônés par l'Industrie du Tabac comme une alternative à l'interdiction de fumer, et c'est finalement l'argument le mieux accepté.
Pour parler de dépendance, les gens devraient se voir au premier abord comme "dépendants". Et au même titre que l'alcool, ce n'est souvent pas une évidence.
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